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 Le maître et l'élève autour du chaudron

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Isidore
Invité



MessageSujet: Le maître et l'élève autour du chaudron   Mer 5 Juil - 22:44

Isidore venait de finir le petit exercice de style qu’il avait promis à son « maître des potions ». Il se dirigeait donc, les trois parchemins qui lui étaient exigés en main, vers le bureau du professeur Snape. Il était ravi de lui présenter son travail et attendait beaucoup de la discussion qui s’en suivrait.

Il frappa et lorsqu’il entendit la voix, aussi accueillante qu’à son habitude, lui ordonner de rentrer, il poussa la porte avec le plus beau de ses sourires.


Bonjour Professeur, je viens vous remettre mon devoir sur la symbolique du chaudron et son importance au cours de l’histoire dans la quête qui nous préoccupe tous, l’immortalité.

Il déposa le rouleau sur le bureau envahi de documents et de fioles et jeta un regard satisfait de lui-même à l’homme qui ne décrochait jamais de sourire...

Snape s’en saisit sans un mot et commença sa lecture.


Citation :
Le mot « chaudron » vient du latin calidus, chaud. En roman il est appelé graal. C’est un vaisseau de métal dans lequel on fait chauffer, bouillir ou cuire. On y fait principalement le bouillon mais aussi les cuisines magiques et démoniaques. Le chaudron est l’équivalent de la corne, du vase ou de la jarre : c’est le chaudron d’abondance dispensant une nourriture inépuisable, symbole d’une connaissance sans limites. Il jouit donc de propriétés magiques.

Il était très important, pour l'homme primitif, de posséder un vase pour transporter l'eau, donc la vie. Le chaudron fut sans doute, pour les peuplades primitives, un progrès technologique important. Il date du Néolithique, soit à l'époque de l'invention conjointe de l'agriculture et de l'artisanat. Consommer du bouilli était un progrès par rapport au rôti. Le chaudron permettait en effet de conserver et de transporter les aliments… D'où la rencontre d'un vase merveilleux dans toutes les mythologies. Il dispense jeunesse et vie, possède parfois le pouvoir de guérir ; il symbolise l’abondance, matérielle et immatérielle.

Dans la littérature traditionnelle d'Irlande, le chaudron est lié au Dagda, le grand dieu des druides, dieu efficace, qui possède la souveraineté magico-religieuse. Il est inépuisable. Trouvé au fond de la mer, il a été offert au roi d'Irlande par Bran le Béni en réparation d'offrandes. Bran le tenait de Llasar, un géant venu d'Irlande qui lui même était sorti de l'eau avec un chaudron sur le dos. Les morts qu'on y jetait ressortaient vivants mais muets, car ils n'appartenaient plus au monde créé.

De nombreux chaudrons mythiques et magiques ont été trouvés au fond des lacs et des océans. Ils ont été emprunts de la force la force magique qui réside dans l’eau ; l’eau étant la liqueur divine, l’ambroisie ou l’eau vive. Elle apporte immortalité ou jeunesse éternelle et transforme l’homme en héros ou en Dieu.

Pour Jung, le vase est en relation avec la matrice, "lequel symbolise l'inconscient en son principe créateur", avec le royaume des mères et de l'humide, ce sont exactement les images que nous renvoie l'archétype du chaudron, à la fois issu de la mer et lié aux forces productrices et régénératrices, fécondé par la puissance des objets guerriers (lance, épée ou massue) dont il est indissociable.

Le Chaudron est aussi lié au tombeau car la Mère ne se contente pas de donner la vie, elle est aussi la Terre Mère qui accueille le défunt. Ce double aspect de la Vie et de la Mort correspond à l'image primordiale de la mère. D'où les cultes de passage qui entretiennent des relations avec le culte des déesses-mères et l'importance accordée au chaudron dans les initiations.
Ainsi le chaudron est lié à la symbolique de l’eau qui est source de vie, moyen de purification et centre de régénérescence. Car l’eau est la semence divine que le chaudron recueille et que le bouillon transforme.


Dans l'ésotérisme chrétien, le Graal a hérité des propriétés merveilleuses du chaudron des celtes. Ses pouvoirs sont celui de nourrir (don de vie), dans les traditions relatives aux chevaliers de la table ronde, le Graal a le pouvoir d’offrir à chacun de ceux-ci le plat de viande qu’il préfère (corne d’abondance) ; celui d’éclairer (illuminations spirituelles), en effet, Dieu a accordé à Joseph, le premier détenteur du Graal d'entendre une voix divine toutes les fois qu'il aura besoin d'un avis et qu'agenouillé devant le précieux vaisseau, il implorera son secours ; celui de rendre invincible.

Le Graal, comme le chaudron au trépied dans la légende celte, est associé au chiffre trois "tu tiens le sang des trois personnes en un seul Dieu". Vase hermétique, le chaudron est gouverné par le ternaire. « Quand la chaudière a un pied cassé, le bouillon du Seigneur se renverse. » Or ce bouillon est la quintessence même de la vertu. L’alchimie interne fait du corps humain le chaudron tripode, où s’élabore l’élixir d’immortalité, à travers un équilibre parfait.

Pour Jung, il symbolise « la plénitude intérieure que les hommes ont toujours cherchée. » Car la quête du Graal exige des conditions de vie intérieure rarement réunies. Les activités extérieures empêchent l’état de contemplation que les découvertes intérieures requièrent. L’aventure du Graal est avant tout une aventure spirituelle.

Le chaudron est le récipient qui accueille toutes les fusions et entre elles, le Grand Œuvre Alchimique. Il est assimilé à l'athanor des alchimistes : creuset des transmutations physiques, morales ou mystiques. Dans l'alchimie occidentale et extrême orientale, l'oeuf philosophique est lié au contexte de regressio ad uterum. De cet oeuf doit sortir le germe philosophal dont les noms se réfèrent à l'intimité: maison du poulet, sépulcre, chambre nuptiale. Cet oeuf gigogne est chez les polynésiens l'ancêtre de tous les dieux... se tenant dans sa coquille au milieu des ténèbres depuis l'Eternité. On retrouve cet oeuf temporel dans tous les rites de renouveau (fête de Pâques) comme dans les contes populaires.

La quête des objets sacrés, dont le chaudron, serait une tentative de reconstitution de l'état paradisiaque qui a précédé la naissance. De même la tentative qui vise à rechercher la souveraineté serait, dans la société celtique où la souveraineté est toujours représentée par une femme, celle de la féminité. C’est une matrice en forme d’œuf, comme le monde lui-même, qui est à la base de toutes les initiations. Il y flotte l’esprit de vie dont l’alchimiste doit s’emparer. L’embryon d’or dans la caverne cosmique est le retour à l’indifférenciation primordiale ; un retour à la matrice… donc une renaissance.

Les deux éléments de base de l’alchimie universelle sont le soufre et le mercure. Le composé de ces deux éléments est le cinabre : une drogue d’immortalité.

Le cinabre est de couleur rouge sang, ce qui n’est pas sans lui attribuer la même symbolique qu’à l’élixir vital par excellence. Les calcinations successives du soufre et du mercure donnent naissance au cinabre. Le mercure est la semence féminine et le soufre, la semence masculine. Leur fusion crée l’alternance des opposés, tels que le yin et le yang, la mort et la régénérescence perpétuelle… Au niveau symbolique, ces deux phases de coagulation et de solution représentent une action sexuelle à proprement parler du souffre sur le mercure. Cette action donne naissance aux minerais dans la matrice terrestre : le chaudron est donc l’image du monde, de l’espace (œuf philosophique), mais également de la caverne du cœur.

Dans l’alchimie, la cuisson est au niveau spirituel la discrimination du bien et du mal, selon l’échec ou la réussite du bouillon, qui doit être la quintessence même de la vertu. Produire de l’or potable pour le consommer dans l’objectif de favoriser la longévité du corps est une opération symbolique. L’or symbolise l’immortalité et la seule transmutation réelle est celle de l’individualité humaine.


Ainsi la cuisson dans le chaudron est une opération magique confère à celui qui l’opère des vertus diverses, à commencer par l’immortalité. Il s’agit d’un mythe à caractère initiatique où le passage par le chaudron prend les traits d’une ordalie. Il symbolise le lieu et le moyen de la revigoration, de la régénérescence, voire de la résurrection : des profondes transmutations biologiques. Mais l’ambivalence du symbole en fait aussi un prélude, par la mort et la cuisson, à la naissance d’un être nouveau.

Lorsqu’il relava la tête et jeta un regard perçant à Isidore, ce dernier ajouta avec un sourire enjôleur.

Je suis conscient que la maîtrise de la préparation des potions représente l’excellence... et une certaine domination pour celui qui la possède. Elle donne le pouvoir d’ensorceler l’esprit et d’emprisonner les sens. C’est pourquoi je m’y intéresse de près, professeur.
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S. Snape
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Ven 29 Sep - 17:26

Severus était alors en plein contemplation abyssale... Ann accrochée à son esprit, elle faisait maintenant partie de lui... Le serment lui interdisait de le quitter... aussi bien de corps que d'esprit, poiurtant, cela arriverait bien un jour...

* Jusqu'à ce que le Lord trouve une solution... *

Un heurt assuré sur sa porte le tira de ses réflexions et il jeta un regard haineux destiné au perturbateur qui osait venir le déranger dans son antre.

Il grommela un bonjour en réponse à l'amabilité de son Serpentard le plus doué. Il arracha le devoir que celui-ci lui apportait tout en continuant à le dévisager.[

Se tournant vers la feuille :/i]
* Qu'est-ce que c'est que ça !! * [i]Il poussa un soupir exaspéré vers le long devoir... Pourquoi donnait-il toujours des punitions aussi longues... Il en avait presque oublié l'existence... mais il avait des circonstances atténuantes.

Il commença les premières lignes et sans vraiment s'en rendre compte il lut le devoir d'une traite, absorbé qu'il était par sa lecture... Le Serpentard, debout, à côté du bureau.

C'était définitivement un bon devoir.
Il dirait même plus : un très bon devoir...

Mais le reconnaître dans l'immédiat était hors de sa portée...


Bien... Monsieur de Lautréa...

Ce papier est... intéressant... Vous avez apparemment quelques dispositions pour la recherche. Je suis ravi de voir que vous rendez vos devoirs, bien qu'il m'ait fallu faire appel à un élève qui n'était même pas un Serpentard pour que vous trouviez le temps de venir jusqu'ici...

J'espère ne pas avoir besoin de vous donner d'autres devoirs de ce type dans le futur... Il serait dommage que vous gaspiller votre temps en de telles tâches...

A nouveau, Severus scruta malgré lui le visage du jeune Serpentard dont les yeux brillaient de fierté non contenue... Il avait un regard fascinant...


* Un bon élément... le Lord en aurait sans doute une certaine utilité... * Le Lord... Les pensées de Severus étaient quelque "peu" troublées à cette évocation... Avec son double jeu, il risquait de se brûler les ailes un jour ou l'autre... Mais avec Ann dans cet état, il donnerait la vie de toute autre personne sans s'en émouvoir une seule seconde.

* Y compris celle d'un élève brillant... *

Severus rejeta cette pensée dans un coin obscur de son esprit, sa main se referma sur sa plume avec force tout en ayant à l'esprit que c'était le poignet d'Ann qu'il serrait actuellement.

* Ton rôle est de protéger tes élèves ! *

* Enfin... je crois... *

Y'a-t-il des aspects de ce devoir que vous aimeriez me voir critiquer plus en détail ?
Snape fit un geste d'invite en direction d'une chaise, invitant ainsi le Serpentard à s'asseoir.


Dernière édition par le Dim 15 Oct - 11:22, édité 1 fois
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Mer 11 Oct - 12:04

Snape se mit à lire son devoir, grommelant par moments certains mots incompréhensibles et pinçant ses lèvres nerveusement par d’autres. Isidore eut tout le loisir de l’observer car il mit un temps démesuré à lire son texte, comme si la vie même s’était arrêtée sur cette feuille et dans l’esprit du professeur.

Il commençait déjà à s’impatienter lorsque ce dernier releva la tête et lui accorda un vulgaire « Bien… Monsieur de Lautréa ». Isidore en eut un sourire narquois. Il devait certainement s’agir du meilleur devoir que ce type avait jamais reçu de sa vie, mais pour ajouter à sa grâce et à son élégance naturelles, il n’avait pas oublié d’être antipathique.

Mais bon, Isidore avait besoin de lui, il allait donc s’en amuser. Il repensa aux précepteurs qu’il avait eus dans le passé et se rappela que bien des fois, les plus sympathiques n’avait pas été les plus efficaces.


Monsieur…

Isidore se souvint de l’agacement que cette façon de l’interpeller provoquait en lui, mais un peu tard. Snape ne releva pourtant pas la tête… Le jeune homme sentit la moquerie monter en lui, mais se contint encore une fois.

Professeur Snape…

Mais que diable devait-il penser ?...

Professeur… hou… hou… Il pouffa, s’en était trop, il ne pouvait plus lutter contre ça. C’est mon devoir qui vous absorbe au point de vous en couper la chique ?

Alors, sans même répondre aux moqueries de l’élève impertinent, qui normalement lui auraient valut une deuxième punition du même genre, Snape répondit de manière tout à fait neutre. Isidore en resta à son tour inerte sous l’effet de surprise. Il lui proposa même un siège, ce qui était le comble du comble !
Il en profita pour prendre ses aises et garda le silence un instant dans le but de donner de l’importance aux paroles qui allaient suivre.


Je vais aller droit au but et être franc, professeur…

Il marqua une nouvelle pose.

Vous êtes le seul, ici, à Poudlard, à être en mesure de m’aider. Je pourrais aussi bien faire appel à d’autres personnes haut placées à Montevideo… mais l’influence de mon père y est trop encombrante… et je hais avoir des comptes à rendre.

Il observa l’homme en noir avec importance.

Il m’est arrivé d’entendre, qu’il existait une potion… très difficile à réaliser… et donc les ingrédients étaient quasiment introuvables.

Il s’exaltait. Il n’arrivait à retenir sa nervosité, lorsque son esprit entrevoyait ce qu’il pourrait acquérir avec ces savoirs.

Les plus grands maîtres en la matière doutent même de son existence qui, visiblement, est maintenue secrète par ceux qui la possèdent.

Professeur Snape… Je sais, même si je n’en possède pas la preuve, qu’il existe une potion capable de ressusciter les défunts !


Dans un élan jouissif, un sourire élargi sur les lèvres, les yeux flamboyants et fiévreux, Isidore bondit sur ses pieds, renversant sa chaise.

Cette même potion, absorbée quotidiennement à forte dose aurait le pouvoir de prolonger la vie d’un homme au-delà du concevable !

Il s’approcha du professeur.

Professeur !! Le temps c’est la connaissance, le temps c’est la grandeur, le temps c’est le pouvoir, le temps c’est tout ce qu’il nous manque pour être les maîtres…

Il s’arrêta, s’apercevant soudain qu’il se dévoilait un peu trop. Il reprit plus calmement.

Professeur, aidez-moi dans cette quête… Vous ne le regrettez pas ! J’ai en mon pouvoir, bien des moyens de vous récompenser et dont vous ne soupçonnez pas l’existence…

Il lui jeta un regard avide et suffisant, armé d’un sourire engageant et prétencieux.
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S. Snape
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Dim 15 Oct - 12:21

Vous êtes le seul, ici, à Poudlard, à être en mesure de m’aider.

Severus ne répondit que par un reniflement dédaigneux... Mais tendit néanmoins l'oreille... S'il n'était pas sensible à la flatterie, quelque chose dans la voix du Serpentard lui disait qu'il pensait réellement ce qu'il disait...

Se sentant observé, comme attendant une réaction de sa part, Severus dit :
Je vous écoute de Lautréa... en quoi puis-je vous aider ? sans pour autant réussir à ôter le sarcasme dans sa voix...

Pourtant il était sincèrement impressionné par ce devoir, mais incapable de le reconnaître... Severus devait lutter avec lui-même... Ces derniers temps il n'était pas lui-même... Une part de lui n'était pas lui, mais "elle"... Et elle semblait vouloir le forcer à reconnaître publiquement la qualité de ce devoir...

Ann était sa part "positive" en lui... Il ne lutterait pas contre elle...

Il tourna son regard vers Isidore, cet élève passionné... Non De Lautréa n'était pas un cornichon patenté... et c'était un Serpentard... Il était réellement talentueux...
* Mais si nerveux * alors que l'élève renversait sa chaise dans ce qui semblait être un élan de folie qui le disputait à la passion...

Severus ne perdait pas une miette du discours du jeune homme... Il savait bien qu'une telle potion existait, il l'avait senti dans sa chair le jour de la réincarnation... Il n'y avait pas participé car il avait changé à la fin de la première guerre... Quelles atrocités avaient commises alors... et quelles nouvelles horreurs on pourrait commettre encore à cause d'un tel pouvoir...

Si De Lautréa voulait faire des recherches, il les ferait... Mais si lui refusait de l'aider dans sa quête, vers qui se tournerait-il ? Une oreille qui traîne aurait vite fait d'aller rapporter ce fait à certaines âmes au coeur noir... et De Lautréa, élément brillant mourrait pour avoir voulu mettre son nez là où il ne le fallait pas...

Mais la quête d'un tel savoir, comme pour la pierre philosophale, brûle d'être assouvie ! Severus avait souvent caressé cette idée, tout en se l'interdisant...
* De la magie noire à Hogwarts, voilà qui les mènerait directement dans les bras des détraqueurs... *

De Lautréa parlait de récompense... * Comme si j'étais poussé par l'appât du gain ! * Evidemment, il y avait Ann... Mais c'était le Lord qui l'avait en son pouvoir et il n'était pas de taille à contrer le mage noir et mener la recherche contre lui... Il ne pourrait se justifier.

Ne criez pas trop fort je vous prie... Je ne suis pas sourd ! Et les murs ont des oreilles bien que mes quartiers soient protégés. C'était une marque de confiance qu'il lui manifestait là, à l'élève de le comprendre.

A voir Isidore ainsi il se revoyait au même âge... Aussi bien physiquement qu'intellectuellement... D'apparence effacée mais dévoré par une passion intense d'en avoir toujours plus, de savoir plus... Et de tout faire pour obtenir l'objet de son désir... C'est ainsi que lui-même avait mal tourné...

L'élève était essoufflé, hors de lui et le regardait presque anxieusement... Mais rempli de cette suffisance qu'il reconnaissait tant... Il aurait besoin d'une aile protectrice...

Le maître des potions finit par dire doucement


Isid... De Lautréa... j'ai une proposition à vous faire.... Evidemment, nous aurons besoin de l'aval du directeur, mais je ne pense pas que cela soit un problème insurmontable...

Que diriez-vous d'être mon assistant ?
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Mer 18 Oct - 11:59

Mais que se passait-il donc dans cet esprit ? Pourquoi Snape mettait-il tant de temps à lui répondre ? Isidore en était tout déconcerté. Ce professeur, habituellement si prompt à défaire n’importe quel interlocuteur sous une avalanche de sarcasmes et de pointes acérés, n’était ce jour là que l’ombre de lui-même. Ce qui contrastait cruellement avec la fougue et l’enthousiasme déments du jeune de Lautréa.

Lorsque le professeur ouvrit la bouche, ce fut finalement pour lui demander de baisser d’un ton et de reprendre son calme.


* Facile à dire…*

Bien qu’il remarquât, par ces simples mots, que Snape l’invitait à une certaine confidence, il n’en fut pas moins coupé dans son élan. Il s’attendait à un accueil froid, distant et non des plus agréables de la part du vieux rabat-joie. Pourtant, la conscience de sa supériorité incontestable face à tous les autres niais de l’école, plaçait tous les droits de son côté, y compris celui d’être arrogant. Alors, ce qui pouvait ressembler à de l’hésitation chez le professeur fut prit comme un soupçon de peur.

Isidore sourit de toute sa grandeur, et s’assit sur une autre chaise, sans replacer la première qu’il avait renversée.

C’est alors que Snape, qui n’avait rien remarqué de ses impertinences, prit enfin la parole à bon escient.


-Isid... De Lautréa... j'ai une proposition à vous faire....

Le sourire d’Isidore s’eut élargi d’avantage si c’eut été possible.

* Ainsi donc les compliments sont à dénicher parmi les lapsus révélateurs… amusant ! *

Que diriez-vous d'être mon assistant ?

* Bien, nous y arrivons enfin… le moment des négociations… *

La proposition de Snape avait été formulée sur un ton neutre, monocorde, et avec une voix basse qui invitait à l’intimité. Le reste, intentions ou sentiments personnels, avait été scrupuleusement dépouillé. Snape restait sur ses gardes, il ne voulait pas trop donner d’appâts au serpentard.

Bien, Professeur…

Les deux hommes échangèrent en silence quelques regards, curiosité, répulsion, sympathie, défi, méfiance…

Je ne vous apprends rien en vous disant que je ne suis à Hogwarts que depuis cette année, bien qu’il s’agisse aussi de ma dernière. L’enseignement m’y semble passablement ennuyeux, les élèves insipides et la majorité des professeur pitoyables.
Vous n’ignorez pas non plus que j’ai eu, dans mon enfance, les meilleurs précepteurs qui soient. Ils ont fait mon éducation à travers le monde, ce qui m’a ouvert l’esprit la diversité des modes de vie et de magie qui existent, mais qui m’a aussi fait concevoir la petitesse de l’existence humaine.


Un temps.

Nous sommes si de chose…

Il le défia à nouveau du regard.

Cette éducation stricte et libre à la fois était minutieusement dirigée à distance par la toute puissance de mon père. Encore aujourd’hui, si je me trouve parmi vous, c’est parce qu’il a jugé utile que pour ma dernière année de formation, je mesure ma grandeur face à la médiocrité de ce qu’on ne peut appeler « mes semblables ».

Ses yeux s’étaient à nouveau mis à brûler et son teint semblait redevenir fiévreux. Il s’approcha du bureau de Snape et continua en frappant du point sur sa copie.

J’accèderai à ce savoir, professeur Snape !!

Ce sera la première marche vers l’accomplissement de ma grandeur, car ceci est le point de départ de mon indépendance intellectuelle !! Je battrai mon père sur son propre terrain, celui des potions… et la seule vue de ma puissance le tuera instantanément ! Car il comprendra que son temps est révolu !

Il comprendra que les monstres engendrent des monstres… et que le fils finit toujours par dépasser son père !!

Après cette longue tirade passionnée, Isidore resta un instant la bouche ouverte, reprenant son souffle, les yeux plus noirs que jamais. Ses mèches noires, lui tombaient sur le visage, voilant, sans parvenir à les cacher des effluves de folie.

J’accepte de devenir votre apprenti, professeur… mais n’oubliez jamais quel est mon objectif !... Je ne suis pas du genre à perdre mes idéaux en chemin ! Et je vous préviens aussi… je ne suis pas d’une grande patience… j’aurais aimé être doté de cette qualité mais le destin me l’a refusée…

Il explosa de rire à sa petite blague. Finalement, il était satisfait, puisqu’il avait obtenu ce qu’il était venu chercher.
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S. Snape
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Sam 21 Oct - 12:49

Nous sommes si peu de choses...

* En effet... Vous êtes prisonnier de vos fantasmes de gloire... * Severus lui renvoya son regard de défi

Une éducation stricte ?!
* Comme s'il était le seul à avoir eu une éducation stricte... * Son regard de défi se changea en ironie profonde pendant que le Serpentard continuait à parler... * Tout le monde n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche mon cher... Certains obtiennent le savoir par eux-mêmes et non en avalant les connaissances qu'on leur présentent sur un plateau d'argent *

De Lautréa parlait toujours et Severus Snape écoutait scrupuleusement chacune de ses paroles, dans une attitude qu'il voulait la plus neutre possible... Ecouter les gens sans intervenir était le plus sûr moyen d'encourager une personne à se dévoiler.

* La médiocrité de nos semblables... Ce garçon ne doit pas avoir beaucoup d'amis s'il leur sort ce discours... A part des sangs-purs...*

Mais lui-même n'avait pas vraiment eu d'amis pendant ces années à Hogwarts, ça aurait même plutôt été le contraire !

... et que le fils finit toujours par dépasser son père !!

* Nous voici à sa réelle motivation... être le plus, dépasser les autres... ou plutôt les écraser pour accéder à une soit-disant gloire éternelle, la gloire d'être détesté du monde entier avant de sombrer dans la folie si elle n'était pas déjà présente... *

Il poussa un discret soupir... Raisonner un tel élève ne serait pas une mince affaire... Et l'étincelle de la folie dansait déjà dans ses yeux... Comment ne l'avait-il pas remarqué plus tôt ?

J'accepte...
Je vous préviens...
... pas d'une grande patience...


* Quelle arrogance ! apparemment, une punition ne lui a pas suffit... Et ce n'est pas la gratitude qui l'étouffe... *

Severus Snape n'avait jamais prit d'assistant, mais ça De Lautréa ne pouvait pas le savoir, mais plutôt qu'un "j'accepte", un "merci" aurait été plus adéquat... Quelque part, cet élève lui faisait penser à Malfoy, il faisait partie de ceux qui croient que tout leur est dû et qui ne supportent pas que l'on leur refuse quelque chose... Ou alors ils se font fort de passer leur vie à l'obtenir...

Le seul humour que Severus Snape connaissait c'était le sien, alors quand le Serpentard éclata de rire, il se contenta de pincer les lèvres et de hausser un sourcil... Il commençait doucement à perdre patience, lui-même n'en avait pas reçu beaucoup à la naissance...

Bien, je pense qu'il est inutile que vous restiez ici davantage, je vous montrerai l'accès au laboratoire une autre fois si vous le voulez bien et il me faut l'aval du directeur, alors je vous prierai de bien vouloir ne pas crier victoire trop tôt... D'autant plus que celui-ci m'a envoyé un hibou il y a peu pour me rappeler que j'ai des cours à donner...

Nous verrons les derniers détails de votre charge à la fin du prochain cours que je donnerai et d'ici là essayez de discipliner votre langue... De Lautréa.
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Mar 24 Oct - 23:00

Isidore était d’accord avec Snape, lui non plus n’avait rien d’autre à rajouter pour le moment. Il attendrait avec impatience le début de sa formation et jugerait à ce moment là s’il valait la peine ou non d’être l’apprenti de cet homme. Il n’était certainement pas prêt à faire ses corvées ou ses tâches ingrates en échange de quelques miettes éparses de savoir.

Il désirait bien plus !

La haute opinion qu’il avait de lui-même lui interdisait une quelconque reconnaissance. Il en était presque à se dire qu’il rendait un véritable service au Maître des potions et il n’attendait qu’une chose, c’était d’avoir l’occasion de lui prouver.


Bien professeur, je vais prendre congé… J’espère que tout se passera comme nous le désirons, et que Dumbledore ne viendra pas nous mettre de stupides bâtons dans les roues !

Il lui jeta un regard fier et volontaire, habillé d’un sourire orgueilleux et suffisant.

… et si vous avez besoin de mes services pour préparer votre prochain cours ou encore pour l’animer, n’hésitez pas, je me ferai une joie de vous rendre ce service… tout comme le fait d’être votre apprenti me comble d’impatience…

Il se dirigea avec grandeur vers la porte.

En attendant de vos nouvelles, je vous souhaite une excellente soirée !

Il ouvrit la porte, jeta un dernier regard flamboyant d’ambition à Snape et sortit du bureau du professeur.
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S. Snape
Invité



MessageSujet: Re: Le maître et l'élève autour du chaudron   Jeu 26 Oct - 20:54

Isidore eut pour réponse un Bonne soirée De Lautréa distrait, Severus était à nouveau plongé dans ses réflexions auxquelles se mêlaient ses souvenirs...

Un peu de légilimencie lui en aurait sans doute appris bien plus sur le jeune homme, mais il n'utilisait ce procédé peu honnête qu'en dernier recours... avec les éléments revêches, et celui-ci ne semblait que demander à parler...

Voilà même qu'il médisait sur le compte de Dumbledore devant lui, même si c'était de façon indirecte... Si Severus était le premier à médire sur le compte de Dumbledore, il n'acceptait pas facilement qu'on le critique, et encore moins les élèves de sa maison, à qui il essayait d'inculquer un peu de respect, valeur qu'il n'avait pas vraiment connu jusqu'à sa rencontre avec le directeur, il y a quelques années...


"être votre apprenti me comble d’impatience…"

Je serai votre serviteur loyal my Lord, j'en meurs d'impatience...


Quinze années plus tôt, c'était lui qui parlait avec cette fièvre, et cette même impatience, qui lui avait tant coûtée. Une mort qu'il regretterait encore longtemps et une demi-vie en échange d'une mort tranquille... S'il était vivant ce n'était pas grâce à lui-même

Même à travers la porte qui venait de se refermer, Severus sentait encore l'arrogance que le Serpentard irradiait... Comme des ondes néfastes... S'il avait dû leur donner une couleur, ça aurait été un vert malsain... De ce vert qui apporte la mort à ceux qui reçoivent cette couleur en plein coeur.

Severus se leva pour chercher de quoi écrire ainsi qu'une plume neuve, la sienne ayant été déchiquetée discrètement pendant la discussion avec le jeune Serpentard. Dans sa réserve, à côté des plumes blanches, il se choisit une plume de corbeau, sombre aux reflets inquiétants, comme son humeur actuelle.

Quel rôle devait-il jouer auprès de Lautréa ?

Celui de la muselière brutale ? Ou bien être cette médecine douce à base de sucrerie de ce cher Dumbledore ?

C'est une question à laquelle il ne pouvait répondre pour le moment... La feuille blanche l'attendait, bien étalée sur le pupitre, prête à recevoir ses informations temporaires.

Maintenant il lui restait à adresser sa requête au directeur... Il le voyait déjà avec ses yeux pétillants lui dire qu'il était enchanté qu'il prenne un assistant... Il chargea sa plume d'encre noire en poussant un profond soupir de lassitude et commença sa rédiger sa demande...
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