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 Néfastes nouvelles

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Constanc
Invité



MessageSujet: Néfastes nouvelles   Mer 8 Nov - 21:24

Le brin d’herbe roussi par un matin gelé d’automne déambulait, pivotait entre de fins doigts. Ceux qui n’avaient été arrachés s’inclinaient vers le sud et puis inversement se remettaient droits au rythme du vent. La rosée de ce matin-là avait humidifié leur sommet, la brume quand à elle, les avait recouvert d’une fine couche impalpable de façon à ce qu’on ne puisse les voir au loin. De fins rayons perçaient déjà la noirceur du ciel, orangeant le ciel, un soleil rosé allait faire son apparition.

-Un beau matin de plus…Ce sera une journée fraîche…

Une voix quelque peu indifférente avait rompu ce doux silence. Allongée à même le sol, la chevelure sombre mêlée aux brins d’herbe, une main levée tenant à l’aise de son pouce et de son index, le brin en question, le faisant pivoter, une jeune enfant murmurait des paroles. Très calme, apaisée par ce matin, par cet instant de quiétude, elle portait déjà sa tenue pour la journée, les bras écartés, les jambes également, elle profitait de cet instant de « folie », comme elle aimait le dire… Elle déposa son autre main, formant ainsi une semblable étoile à celles qui parsemaient le ciel par les nuits claires. Elle repensa à des journées d’hivers, presque sibériennes de neige, un ange formé par des mouvements frénétiques, une silhouette fine avec une large toge. Les joues ainsi que le nez rougis troublaient la pâleur habituelle du visage, des lèvres bleuies par la température, les oreilles picotant. Son corps semblait presque inerte, seuls les yeux gigotant et une respiration lente montrait un semblant de vie. Ses lèvres remuèrent légèrement laissant percevoir une nouvelle parole.

-L’écho résonne dans les têtes, mes oreilles bourdonnent…

Et lentement, elle s’assit, contractant les muscles de ses bras, tournant les yeux ainsi que légèrement sa nuque, elle explora du regard, une nouvelle fois, les alentours de Poudlard. Une boule de feu faisait très lointainement, au niveau de l’horizon, son apparition. Un arc définissait ses contours, un morceau de disque s’accroîtrant au fur et à mesure du temps, des rayons éclairant progressivement, toute la surface du ciel, faisant ainsi disparaître les étoiles.

*… système héliocentrique…*

Elle entrecroisa ses deux mains, et étendit ses deux membres vers le soleil, cachant ainsi la vue du soleil. Et une fois de plus, contracta les muscles de ceux-ci. Elle murmura comme pour elle :

-Allons faire un petit tour…

Elle ramena ses jambes vers elle, les pliant, puis sans grande agilité, se releva. Elle jeta un ultime regard vers le paysage naissant et se retourna vers les bâtiments. Grands, tout était grand dans ce château… Même parfois trop, possible…Mais, elle était épanouie, tout n’était peut-être pas, aussi quiet que ce matin mais, elle y avait trouver satisfaction et une autre maison… La première lui manquait mais c’était au gré de ses désirs qu’elle l’avait quittée, et elle ne regrettait rien. Ce n’était pas sa première année à Poudlard, elle avait déjà connu quelques nostalgies durant son antérieur scolarité, mais c’était de gaieté de cœur, qu’elle clamait régulièrement que cette école était de loin la meilleure de tout le monde sorcier… Elle ne laissait d’ailleurs pas souvent à quelqu’un le temps de mettre son opinion opposée sur la question… Pour certains sujets, et même pour de nombreux sujets, elle était l’obstination réincarnée. Elle fit un premier pas et enchaîna avec son autre jambe, commençant ainsi une petite promenade matinale.

Elle prit le sentier du château se dirigeant ainsi vers la porte principale en chêne massif. Elle l’entrouvrit et s’infiltra ainsi dans le hall d’entrée. C’était la seconde fois qu’elle le parcourait en cette journée, et ce n’était probablement pas la dernière, elle arpenta le premier escalier, puis le premier couloir. Jetant quelques regards sur les murs recouverts de portrait, de paysages ou autres décorations généralement rencontrées dans un immense château. Prenant chemins et couloirs au gré de son envie, elle avançait d’une marche régulière à travers le château. Et quand elle ouvrit une porte, elle regarda tout d’abord les alentours. Ca ne faisait pas très longtemps qu’elle s’était rendue dans les environs de la tour ouest, elle devait probablement avoir une préférence pour sa situation géographique, car il ne lui était plus rare du tout à présent de la traverser. Elle caressa la poignée et plus franchement, l’ouvrit à nouveau. Un petit escalier à monter et puis quelques cris, elle s’avança dans la salle. Autour d’elle, des dizaines de rapaces, depuis un certain dernier évènement, elle avait d’ailleurs acquis envers ceux-ci une légère appréhension…


-Quelle idée d’être venue ici…

Soudain, elle vit des plumes devant ses yeux, elle poussa un cri et un des oiseaux vint se poser devant elle, sur un perchoir, tendant une patte. Il ne lui était d’ailleurs pas inconnu, elle l’observa plus distinctement et reconnut l’hibou familial.

*… Tiens donc…*

Elle déroula précieusement le parchemin de sa patte et le saisit, caressant le sommet de la tête de l’oiseau, elle sortit une confiserie de sa poche lui tendant timidement. L’hibou la saisit et entama de la mordiller sur le sol. N’y prêtant qu’une légère attention, elle entreprit la lecture du document.

*…quelle délicate intention de m’envoyer une lettre mais pourquoi ne pas me l’avoir fait parvenir lors du petit-déjeuner …je doute que la but soit la courtoisie…*

Mais, au fur et à mesure de la lecture, le visage se crispa apparaissant de plus en plus pâle. Les couleurs qui avaient fait leurs effets sur le doux visage s’étaient à cet instant parfaitement estompé. Elle entama une seconde lecture pour faire ce qui lui avait été impossible de faire lors de la première, comprendre…

Ma chère enfant,

J’aimerais tant t’écrire dans le seul but de t’annoncer de bonne nouvelle, mais ce n’est pas le cas… je ne t’écris pas pour ça… Je veux pourtant te signaler qu’à la maison, tout va bien, nous sommes en bonne santé…Ma chérie, je vais certainement avec cette lettre te donner une grande tristesse, t’accabler d’une grande peur, mais je dois… Comprends après avoir lu, chérie, ces mots, que ta maman se morfond de t’avoir écrit ce que tu es en train de lire… je me sens criminelle de ces mots, catalyseur de toutes ces tristesses, coupable d’un grand mal… je voudrais tant t’épargner ma chérie de touts ces mauvais souvenirs et de ce futur qui déjà s’annonce au grand jour… Nous devons te le rappeler et te le révéler…
Constance, rappelle toi de ton égal, rappelle toi de ce serment… Souviens toi d’une triste journée qui provoqua la tristesse générale dans notre famille… Souviens toi de cette condamnation, de ce marché, de cette prophétie…Souviens toi de la belle journée, de celle que tu as, jadis, aimer …et que tu voudrais tant pouvoir oublier…Souviens toi de ton ancêtre…Chérie, je dois invoquer à nouveau un souvenir de ta jumelle, la raison de sa mort…
« …Sulla, à présent, ta dette sera payée lorsque l’aîné de la chair de ta chair, si et seulement si son âme est pure, donnera celle-là. De son plein gré, il me l’offrira, et si jamais, il ne me fait pas, et si jamais son âme n’est pas pure, il mourra et la dette se retournera vers le prochain aîné de ta descendance. Je choisirai la date d’expiration, la date où s’il est trop tard, ton descendant mourra de la façon que j’aurais souhaité…Sache, Sulla, que ta famille sera condamnée à un probable grand malheur… Pour ce pouvoir, accepte tu ces termes ? …»

Et il accepta tout, et avec le temps, touts ces aînés furent décimés… Tu sais comme nous n’y croyions pas, tu sais comme nous n’éprouvions pas ces convictions… Tu sais bien des choses… Mais tout s’arrêta lors de cette bien néfaste journée, lorsque plus rien ne fut pardonnées, lorsque ta sœur s’éteignit... Et tout s’assombrit, de la faute de l’égoïsme de ton ancêtre, nous avons été condamnés au ténèbre, nous avons laissé partir une partie de nous… Nous avons laissé disparaître une enfant de 10 ans à peine… Chérie, nous ne savions pas qui de toi ou d’elle, si la dette se retournait vers nous, si cette histoire existait vraiment, devrait payer … Ce jour nous révéla tout cela et pourtant… Lorsque la vie quitta son corps, lorsque ta semblable te quitta pour l’autre côté du voile, le processus connut un doublement, tu étais son double, tu devais toi aussi finir de cette façon… Mon enfant, ma chérie, je ne veux pas revivre ça, je ne veux pas te perdre, mais… il apparaît que c’est toi l’aîné à présent, que c’est toi qui doit livrer ton âme, que c’est toi qui devrait sauver, arrêter cette malédiction, que tu es une nouvelle chance, ou que c’est toi qui te joindra à ta sœur et à touts les autres, décimés…Comment, moi, mère de on existence, puis je te raconter ça ? Constance, tu ne peux pas mourir, c’est impossible… Il doit y avoir erreur, je te dois la réponse… Tu dois savoir que tes jours sont en danger…Mais le message semblait dire vrai…

Ma chérie, je voudrais oublier qui nous sommes, et ne pas croire en toutes ces damnations… je voudrais te garder auprès de moi, ou prendre ta place… je voudrais tout effacer, que tu ne saches rien, mais là ou j’ai tout caché à ta sœur, je ne veux pas te mentir, je ne peux commettre la même erreur…C’était comme vendre son âme au diable… c’était vendre son âme aux enfers …Je voudrais pouvoir transpercer à nouveau, lapider, maudire cet ancêtre qui n’est le mien que par mon mariage…je souhaite tant de choses… je ne croyais à rien, je t’ai condamné en te mettant au monde en une telle date à cette mort…Comprends ma culpabilité… n’aie pas pitié, je ne le mérite probablement même pas…Je ne sais pas ce que tu vas faire, ce que tu devrais faire après avoir lu ces mots, chère Constance … Sache juste que nous tenons à toi plus qu’à n’importe qui ou n’importe quoi, et nous donnerions nos deux vies sans aucunes hésitations… Mais je dois te laisser lire ces mots, te l’envoyer à Poudlard, où tu es probablement si bien…
Nous t’aimons
Maman


Soudainement, le temps s’arrêta, ces mots avaient sonné bien trop fort… Ainsi, elle était condamnée…Aucune larme ne fit son apparition, comme bloquée, le visage et les yeux vides de sens, elle s’appuya sur un mur et se laissa tomber doucement au sol… Telle était sa destiné, elle ne l’avait pas choisi, elle allait mourir comme sa sœur… Mais quand ? Pourquoi elle ? Des questions fusaient sans aucunes réponses et rien pour la consoler, juste l’amour de ses parents…Avait elle peur de mourir ? Tout le monde devait mourir, elle le savait, mais la sienne serait plus proche que celle des autres, et elle le savait… Ce sacrifice qu’elle pouvait faire pour la descendance, pouvait elle le faire ? En était elle capable et même si… Avait elle une âme pure… mais rien n’importait vraiment puisqu’elle allait quitter tout ça ? Elle agissait par égoïsme mais soit, son pouls était haletant, sa respiration irrégulière à bout de souffle, elle laissa pourtant quelques paroles échapper :


-Corrupto optimi pessima …

Elle porta le parchemin à son nez et respira de grandes bouffées d’air dans celui-ci… Elle ne sentait aucune douleur et pourtant… elle se sentait partir… L’heure n’était pas venue, elle le savait, mais, qu’est ce que ça changeait ? Quand serait ce ? Elle pouvait attendre, vivre comme si de rien n’était dans un château magique…Elle se releva et posa ses mains sur l’appui de l’ouverture qui donnait sur le même paysage qu’antérieurement, elle respira l’air pur, déchirant en « miettes » le parchemin… Les lançant, le vent les fit voltiger, tourbillonner, et ces petits morceaux de papier la quittèrent pour un autre part. Elle ne pouvait oublier, mais elle dissimulerait, elle avait toujours trouvé satisfaction durant sa vie, vivant au jour le jour… Elle faisait une fantastique épicurienne, personne n’était capable de la changer… Pas même le plus grand de son destin…
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Milo De
Invité



MessageSujet: Re: Néfastes nouvelles   Lun 19 Fév - 8:56

Le rituel journalier ne devait pas attendre. Logiquement, comme tout le reste des personnes de cette école, Milo devait recevoir son courrier en main propre, distribué par hibou. Mai étant donné le nombre impressionnant de lettres qu'il recevait chaque jour, elles étaient toujours déposées à la volière.

Il en recevait environ 800 par jour, demandes de conseils au champion, lettres d'admiratrices, demandes de photos dédicacées... C'était le lot de toute star de Quidditch.

Milo le savait et ne s'en plaignait pas. D'ailleurs, c'était le côté paillettes glamour qui lui avait plu dès ses débuts de professionnel.Soyons honnêtes, il adorait ça: se faire interpeller, féliciter dans la rue... Poudlard lui apparaissait bien triste pour cela. Mis à part les élèves, personne n'avait encore succombé à la tentation d'une conversation Quidditch avec lui, ou ne lui avait fait le bonheur de s'évanouir à ses côtés. Son égo en était blessé.

Lorsqu'il pénétra dans la volière, l'odeur de la fiente fraîche lui monta à la tête et faillit le faaire vomir. Il mit sa main devant son nez et aperçut par hasard une jeune femme assise au sol.


* Beurk, elle est folle de rester ici comme ça! Sans doute une fan! Enfin, je commençais à m'ennuyer!*

Milo ne savait rien de cette jeune femme, ni du chagrin qu'elle éprouvait. Lorsqu'il lui parla, il y alla de toute sa trollerie...

- Bonjour demoiselle, nul était besoin de m'attendre ici pour avoir un autographe. Je comprends que vous ayez voulu le faire discrètement, mais regardez dans quel état vous êtes.

Quelque chose clochait avec elle, Milo le sentait, et sentait aussi qu'il venait de dire une bêtise monumentale. Il avait mis sa baguette dans le plat.

- Heu... Quelque chose ne va pas?
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