Dark Wizardry

Harry Potter RPG
 
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 Dédales

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Honora C
Invité



MessageSujet: Dédales   Mar 26 Déc - 19:29

Elle finirait un jour par les connaître à force de les sillonner sans relâche en quête de mystères…

Le dédale des couloirs obscurs et sinueux n’en finissait plus. Il s’étendait à perte de vue, hanté par des ombres fantomatiques, peuplé par des personnages sur leur toile de peintre, jusqu’à croiser le chemin d’un fourbe escalier. Honora ne s’était jamais attardée à la contemplation d’un tableau, bien qu’ils envahissaient presque chaque tapisserie de ce château. Serait-ce peut être pour ce soir… ?


*Preuve d’un manque visible de distraction...*

En route vers la tour de Serdaigle…

*Espérons*

…elle s’enfonçait toujours dans la noirceur de ce tunnel invisible, puis au détour d’un croisement, émergea à la clarté nocturne d’un autre corridor... tout à fait identique ! Seule une petite fenêtre ressemblant davantage à une minuscule lucarne laissait filtrer un rayon de lumière, donnant précisément vers le centre d’une peinture… Honora fit quelque pas puis intriguée par cet étrange phénomène, éclaira le tableau d’un geste de baguette. Se trouvait devant elle le portrait d’une vieille sorcière à l’air peu commode, une large verrue sur le nez, et vêtue en robe noire. Elle tournait dans les airs autour d’une vieille fontaine, perchée sur son balai. A l’arrière plan, un homme était pendu sur une potence, ses pieds semblant flotter dans la brise.

*Comme c’est approprié.*

“Bonsoir…je suis élève dans ce château…,” se présenta Honora.

“Et alors ?” lança brusquement la sorcière.

“Alors, vous avez sans doute une idée du lieu où je me trouve.”

La sorcière caqueta puis se rapprocha de la surface toilée, “je ne te dirai rien ma jolie ! Prend garde, les ombres rôdent aux détours de ces couloirs…”

*C’est cela oui…charmante.* Cette antiquité commençait plus ou moins à l’énerver. “Quel est ton nom, sorcière ?”

L’ancêtre ne pipa mot, la gratifiant d’une affreuse grimace, puis continua son manège autour de la fontaine comme si de rien n’était. Elle semblait s’être totalement désintéressée de la situation, feignant l’ignorance histoire de se payer ouvertement sa tête. Se demandant sur quelle sorte d’énergumène peinturé elle était tombée, Honora soupira. Sur l’ensemble des œuvres d’art habillant les murs de ce château, le sort avait voulu qu’elle se retrouve plantée devant une vieille grincheuse acariâtre et malpolie de surcroît ! La jeune Serdaigle jeta un œil aux alentours, espérant trouver une aide en la présence d’autres portraits. Rien. Le vide absolu si ce n’est l’élégante tapisserie.

*Et on comprend pourquoi…* Honora observa un instant les singeries auxquelles s’adonnait à présent la sorcière. Un ballet des plus virtuose.

*Tsss, et après tout je n’ai nullement besoin de son aide.* jugea t’elle exaspérée. Puis lui revint en tête le souvenir de l'horrible labyrinthe, grâce à quoi elle était parvenue jusqu’ici. Un vrai dilemme. Avec un Nème soupir, elle se détourna du tableau, le regard posé sur la petite lucarne, seule source de lumière à défaut de sa baguette… Ni la beauté des cieux étoilés, ni l’astre nocturne n’étaient visibles de part cette infime ouverture… Elle aurait tant aimé pouvoir se prélasser sous ce ciel d'encre, ne serait-ce qu’en rêve…

… il lui fallait…

… une idée…


*Mmhh… peut être se décidera t-elle à parler, sous la menace des flammes du bûcher…* Un sourire diabolique au coin des lèvres, la jeune fille se retourna à nouveau vers son heureuse victime. Elle se sentait d’humeur joueuse ce soir… comme se serait fâcheux d’avoir à recourir à de telles méthodes, d’autant plus qu’elle tenait les artistes en profond respect…
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Evanna M
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Jeu 28 Déc - 10:52

Il était tard, la nuit était déjà longuement avançait lorsque la jeune française sortit de son lit situé dans les sous-sol du château, dans les dortoirs de sa maison !
La jeune fille prit la peine de s’habiller en silence, d’un jean noir et d’un t-shirt de la même couleur, elle noua ses cheveux en chignon séré puis prit sa lourde cape de velours.
Elle poussa enfin la lourde porte qui menait dans les couloirs, elle se retourna ensuite vers le tableau qui gardait l’entrée de sa salle commune. C’était une peinture qui représentait une vieille femme dont l’age ne pouvait être dit, elle était dans un fauteuil a bascule, et faisait toujours le même mouvement, malgré l’heure tardive la vieille femme ne dormait pas et Evanna se retourna pour lui murmurait :


« Mamie Chut !! Vous ne me trahirait pas ; n’est ce pas ? Je vous fait confiance ; allez a toute a l’heure »

Puis elle mit sur sa tête la grosse capuche qui laissait juste apparaître son nez ainsi que le bas de son visage, elle commença son ascension, la jeune fille faisait quasiment le même parcours tout les soirs, Evanna connaissait a présent toute les petites manies du concierge et savait tout de sa ronde. La jeune fille regarda sa montre, il était presque une heure du matin, a ce moment Rusard retourne dans son bureau, elle commença donc a courir en direction du septième étage mais au bout du quatrième étage de course la jeune fille du s’arrêter car elle était trop essoufflée, elle s’arrêta dans un recoin qu’elle connaissait bien, là aussi le tableau la connaissait mais elle avait confiance et chaque soir le tableau qui représentait un jeune chevalier beau et courageux montant un superbe cheval andalou, elle le salua donc bien grassement et lui demanda de se taire sur sa présence enfin elle reprit sa course folle et arriva au septième étage, c’était un de ses étages préférés la nuit car il était calme, il n’y avait presque pas de tableau et la lumière était faible, elle pouvait profiter tranquillement du soir et du ciel charbon.
La jeune fille adorait ce genre de sortie nocturnes, la solitude, la tranquillité, le calme et le silence c’était cela qu’elle cherchait et le jour ne pouvait pas lui offrir telle qualité !
Son pas était lent a présent ; elle regardait le ciel puis les pavés froid qui ornait le sol.
Enfin lorsqu’elle releva la tête, elle vit une ombre au fond du couloir, elle lui faisait dos la jeune fille pensa alors :


*Mince qui cela peut il être a cette heure-ci ?*

La jeune poufsouffle eu alors un moment de panique, mais elle du se ressaisir et elle alla en direction de l’ombre la baguette pointé en avant sur l’ombre, arrivée a son hauteur la jeune française posa sa main sur l’épaule de l’ombre. Elle posa ensuite sa baguette sur la gorge de l'ombre et murmura ensuite:

" Quel est ton nom?"
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Honora C
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Ven 29 Déc - 21:27

Toujours prostrée devant son illustre toile classique, le regard flamboyant sous l’anticipation, la baguette tendue prête à passer à l’acte et sonner le glas de la défaite pour l’ancêtre échevelée, Honora s’adressa à sa victime.

“Vois-tu l’ancêtre, je n’ai ni l’âme, ni la conscience d’un criminel sur le point de te faire disparaître sous les flammes…”

*Je m’attarde même en vaines paroles, chose qu’un tel être aurait sans doute considéré comme perte de temps…*

Ignorant son discours, la vieille fit trois tours de la fontaine avant de poursuivre sa chorégraphie aérienne. Pourquoi s’entêter de la sorte ? N’avait-elle aucune notion du danger ? Cherchait-elle le repos éternel, ne pouvant plus supporter cette solitude à laquelle on l’avait condamné ? Peut être était-elle contrainte à errer seule autour de cette fontaine, perdue dans les limbes d’une profonde amertume, ou tout espoir de paix semblait impossible ? Ange des cieux ou Démon des Enfers… une fois de plus, la question s'imposait.

*… un mot, un seul mot aurait suffit.*

Incroyable ce qu’une simple peinture pouvait inspirer à l’esprit en contemplation… Honora s’attarda sur les détails visibles à la faible lueur nocturne… Fixant l’horizon et les cheveux au vent, le défunt pendu avait les allures étranges d’un pinceau que l’artiste aurait laissé traîner sur son tableau. Sa longue tunique noire terminait son corps mince par une pointe saillante, comme celle d’un manche, et il se balançait doucement au gré du vent. La sorcière faisait plutôt triste augure à ses côtés… tel un intrus n’ayant trouvé sa place, elle gesticulait sans cesse autour de l’édifice de marbre blanc…

Plongée dans sa macabre réflexion, la jeune Serdaigle n’entendit pas la présence en train de se glisser derrière son dos… Aussi quel ne fut pas son étonnement en sentant une légère pression sur son épaule gauche puis à la base de son cou…


*Une baguette…* La vielle sorcière serait-elle parvenue à s'extraire de son originelle toile ? Surgie des ténèbres pour en retrouver d’autres… Retenant son souffle un court instant, elle jeta un œil vers la toile et fut quelque peu soulagée de voir l’ancêtre se dandiner sur son balai… une brève consolation à en croire la main qui tenait toujours son épaule.

“Quel est ton nom ?”

*…*

*Me ferait-on écho ? ... il m'en faudra plus.* Une voix féminine… il était temps de réagir. Oubliant une seconde la baguette pointée au creux de son cou, la sienne en main, Honora conjura un ‘Lumos’ assez aveuglant pour surprendre et faire reculer son assaillant. Du moins elle espérait l’effet de surprise efficace. Sentant la pression se détendre sur son épaule, elle se libéra de cette étreinte, avança d’un pas avant de se retourner entièrement pour faire face à une autre jeune fille... dissimulée sous l’ombre d’une capuche…

“Je pourrai te retourner la question... mais la résidente de ce tableau en a décidé autrement.”
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Evanna M
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Ven 29 Déc - 22:51

L’ombre ne lui répondit pas tout de suite et s’exclama un Lumos en guise de réponse, la jeune française fut ébloui et lâcha l’épaule de l’ombre. Enfin après quelques instants d’intense silence la jeune fille reprit ses esprits et ses yeux s’habituèrent a la pénombre qui l’entourait puis une voix féminine se fit entendre. Enfin Evanna reprit d’une voix neutre sans surprise :

« Je m’appelle Evanna ; Evanna Maisonneuve ! J’ai donné mon nom a toi de donner le tien ?»

Puis le couloir retomba dans le silence ; la jeune fille laissa ses yeux traînait dans le couloir puis ils s’accrochèrent au tableau dont on venait de lui parler : il représentait une vieille femme, une sorcière même : a l’air hideux et torturé, elle était si laide que pour se cacher elle devait tourbillonner autour d’une fontaine, si vite que personne ne pouvait voir son visage.
D’abord déconcertée la jeune poufsouffle demanda enfin :


« Pourquoi se tableau t’empêcherait il de faire quoi que se soit ? »

Evanna enleva enfin sa capuche se qui découvrit entièrement son visage , ses yeux brillaient a la faible lueur de la lune et ses cheveux rubis flamboyait dans tout le couloirs. Elle resta tout de même perplexe, qu’elle était donc cette jeune femme obstinée par un vieux tableau et qui ne décline point son identité ? Voilà beaucoup de questions qui assaillirent le jeune esprit de la poufsouffle mais elle chassa ses villes pensées pour reprendre enfin :

« Quel est ta maison ? »


Au moins la jeune française saurait tout de suite a qui elle aurait a faire, si c’est un serpentard son histoire serait vite régler mais au fond d’elle même la jeune poufsouffle savait que ce n’était pas une serpentarde qui traînait au fond du septième étage en pleine nuit ; non les serpentard aime trop leurs vilains cachots pour se rendre si haut et aussi tard dans la nuit. Enfin sans attendre plus de précision Evanna reprit :

« Je suis dans la maison de poufsouffle ! »


Puis sa voix s’évanouit dans le profond couloir, ses yeux toujours rivés sur l’étrange tableau.
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Sam 30 Déc - 13:58

Ballade nocturne, à pas de renard mêlé d'humain, Névé marche silencieusement.
Encore une nuit où l'androgyne ne parvient à trouver le sommeil, perturbé une fois de plus, par d'anciennes culpabilités aux reflets vermeil.


*J'aurai aimé être un oiseau, pour m'envoler bien loin de toutes ces éternelles tenailles, m'échapper de toute pesanteur, jouant avec la mort à chaque courant d'air*

*Au lieu de ça, l'animal de ruse, prédateur mais non cruel, vindicatif mais non téméraire.
Est ce dont mon totem?*


Emporté par ses pensées célestes, le sorcier gravit les étages, innatentif à la tenue pour le moins délaissée, chemise ample, pantalon sombre et sans forme, l'écharppe gryffone enlaçant son cou gracile, les cheveux volant et impétueux, comme à leur rebelle habitude.
La lune souligna la pâleur de ses traîts, révélant moults contusions et meutrissures.
Des anciennes, d'autres plus récentes. Cet élève était visiblement un aventureux inconscient.

*Mais il s'en sort, l'inconscient!
Il faudrait qu'il se muscle d'avantage, histoire d'être plus résistant aux aggressions coutumières, d'ailleurs, ce stupide inconscient.*
*Espèrons que le Quiddicth fasse cet office*

Le jeune Gryffondor avait eu son lot de rencontres plus ou moins étranges, semblant se complaire dans l'attirance d'esprit nocturnes plus ou moins engageant.
Dans bien des cas, ces relations prenaient de singulières tournures.


*Pour un soit disant solitaire, te voilà bien sociable, Névé*

Se rendant compte des hauteurs et de sa position à découvert, l'adolescent se faufila dans un étroit couloir, émergeant derrières deux présences qui d'un coup s'illuminèrent d'une lumineuse incandescence.
*oups*
Névé se glissa juste à temps dans une alcôve, se dissimulant aux vues des deux jeunes filles.
Plissant ses yeux sombres, l'androgyne attendit de s'habituer à la soudaine clarté d'un couloir exigu à l'unique fenêtre.
Il recconnu la Serdaigle sans vraiment la connaître, il demeure des visages que même une amnésie ne pourrait effacer.
L'autre demoiselle lui était inconnue.

*Un duel?*

Même si les présentations semblaient affables, Nepenthès ressentait une certaine aggressivité, comme si l'un des protagoniste s'agaçait du dérangement.
Il soupira longuement, ce n'était que deux élèves, alors, après tout, il n'y avait pas de risque de mort d'hommes, il n'avait pas l'envie de se mêler aux chamailleries féminines.
Décidant de s'en retourner à ses méditations dérangeantes, il rebroussa chemin avant de... s'affaler à terre.

Sa mauvaise jambe venait de céder, Névé ne s'étant pas reposé de ses récentes blessures, la cicatrice l'élançant, il ne put retenir un gémissement.


*Pas maintenant...*
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Honora C
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Sam 30 Déc - 19:30

Ne voyant aucun sort de représailles jaillir dans sa direction, Honora se détendit quelque peu et entreprit de détailler son étrange ‘assaillante’ du regard. Toute de noir vêtu, pour changer, elle n’arborait pas l’uniforme de Poudlard mais n’en était pas moins élève. Qui d’autre partagerait la folle curiosité l'incitant à venir hanter l’obscure contrée qui s’étendait autour d’eux, et à une heure aussi tardive ? L’affreux concierge si ce n’est un professeur en mal d’escapade nocturne… Toutefois, la jeune fille se tenant là ne répondait nullement à cette description, loin de la mine hostile et renfrognée de Rusard, ni du regard foudroyant de Snape. Ses yeux… elle ne pouvait les voir, masqués par cette sombre cagoule qui faisait voile à la lueur qu’elle aimait déceler. D’un côté cela la mettait mal à l’aise. Les yeux, reflet de l’âme, porte d’accès à l’esprit, miroir de l’être humain. Un long silence vint s’installer. Enfin, calmement, s’autorisant un léger sourire à l’adresse de sa jeune visiteuse:

“Pardonne moi si j'ai troublé ta promenade Evanna... mais je ne m'attendais pas à cette brusque entrée en matière. Et sous la menace il me faut répondre par provocation quitte à me méprendre et à perturber mes habitudes. Les rôles ont simplement été mal répartis. Je ne trouve aucun intérêt à jouer l’ombre sur ta route.”

Reportant son attention sur la peinture :

“La quiétude nocturne est parfois éphémère. Elle apporte certainement son lot de mystères et ouvre aux interrogations... à l’exemple de cette toile, si insignifiante paraît-elle.”

L’esprit danse et recommence…

…une présence ? Divagations… ? Et soudain…


“Par la barbe du maudit Hopkins ! Je ne vous permets pas vermine ! Traîtres à la cause! Maudits ! La menace ne m’atteint plus maintenant que le Diable a disparu !” L’ancêtre, non charmée à l’idée d’être ainsi traitée, avait interrompu son plongeon aérien vers la fontaine pour commencer à vociférer.

Laissant l'aïeule continuer son blasphème dans un recoin de cadre, Honora fronça des sourcils, l’air sceptique
. *Hopkins ? Cette scène daterait donc du 15ème siècle ? Voire jusqu'au 17ème... L’époque de l’Inquisition… je comprends mieux sa réaction.*

“A vrai dire…,” continua t-elle pour répondre à Evanna, toujours abasourdie devant la plaisante attitude de la vieille, “le tableau en lui même n’empêche rien. L’ancêtre par contre, comme tu as pu le voir, se montre peu coopérative ne serait-ce que pour lui demander ton chemin. Et puis… quitte à profiter du temps perdu dans ses couloirs… pourquoi ne pas expérimenter?”

Un voile opaque plane sur leurs yeux...

Autant de mystères insolubles…


“Tout d’abord le tableau. A l’exception de la tapisserie, il est le seul ornement habillant ses murs. Mieux, il est directement exposé au clair de lune, face à cette lucarne… Intriguant, n’est-ce pas ? Puis la sorcière. Grincheuse et exaspérante. Rien de bien nouveau. J’avais dans l’idée de le lui faire payer mais il faudrait nier le profond respect que j’attache aux artistes. Et c’est là que me vient l’étrange question… celle des multiples dimensions. L'envers de ce tableau.”

Cachés au commun des mortels…

*Impossible…* Mais après tout, nous étions à Poudlard… là où même ce mot n’avait plus aucun sens ! Là où tout semblait possible et réalisable avec un peu de conviction et une dose d’imagination. Là où le plus fou d’entre tous viendrait aisément se substituer au plus sage…

Revenant finalement sur les premiers dires de sa camarade:
“Mes paroles doivent t’ennuyer… et tu me sembles sympathique. Je suis Honora, et aux dernières nouvelles, Serdaigle.”

Bien qu'à nouveau plongée dans le silence, l’atmosphère demeurait légère. La jeune visiteuse semblait elle aussi se radoucir, elle avait ôté la cagoule masque à son visage, laissant apparaître une chevelure éclatante et deux prunelles sombres. Bien que son air fût impassible, le regard trompait rarement. Le sien offrait beaucoup de choses, sincère il brillait sous un éclat vacillant de malice. Puis...

... un bruit étouffé...

... dans les profondes ténèbres du corridor...

Venait-elle de rêver ?
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Evanna M
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Sam 30 Déc - 19:54

Alors que la jeune française venait d’entamer une conversation avec la jeune Honora elle entendit quelques choses au fond du couloir, un gémissement douloureux même ;elles étaient observés et n’étaient pas seule depuis apparemment quelques minutes. La jeune poufsouffle commença a avoir un tourbillon de questions qui se déversés dans son esprit ; il fallait qu’elle réagissent vite et bien ! Son cerveau commença a s’échauffer lorsqu’elle se décida d’agir !
Evanna attrapa avec fermeté sa baguette et la pointa vers le fond du couloir, elle avança a pas feutré puis elle se retourna et regarda l’autre jeune femme puis reprit :

« Suis moi mais fait doucement »

Les deux jeunes filles commencèrent a avancer dans l’ombre pénible des méandreux couloirs, enfin après quelques secondes de marches Evanna entendant le bruit se rapprocher murmura :

« Lumos »

La baguette éclaira alors tout le reste du couloir y compris la personne gisante sur le sol glacial du château, elles s’approchèrent un peu plus puis la jeune française se pencha sur la personne ; la jeune fille fut assez surprise car elle vit une personne qu’elle ne pu qualifier ; ne pouvant dire si elle était de sexe féminin ou masculin mais peut lui importer au moins cette personne avait l’air aimable mais surtout souffrante et donc aucunement dangereuse.
La jeune fille dans son aimable caractère se pencha un peu plus de l’élève car a ne pas en douter cette personne ne devait pas dépasser les 16 ans !
Evanna aider l’élève a se mettre en position assise en lui tenant le dos enfin elle prit son plus beau sourire avant de lui dire d’une voix douce presque un murmure, une prière :


« Bonsoir ! Je m’appelle Evanna de la maison de poufsouffle, qu’est ce qui te fait souffrir autant ? »

Apparemment cela n’était pas une petite blessure, le gémissement de douleurs qu’avait poussait cet élève n’était pas anodin, selon Evanna et bien qu’elle n’eu pas encore reconnu le mal ; un long séjour a l’infirmerie s’imposerait ! Mais la jeune française garda le silence et son sourire ainsi que son appui pour la jeune personne assise a ses cotés.
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Honora C
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Mar 2 Jan - 16:09

… Quelqu’un?… à l’heure où les étoiles d’un point percent le ciel, où les nuages se fondent avec les ombres bleutées, était-ce réel ? Le monde semblait affluer dans ce sinistre couloir… à première vue dénué de tout intérêt, voilà maintenant qu’il faisait l’objet de curiosités nocturnes. L’ancêtre aurait certainement plus d’une visite cette nuit… Celle-ci avait déjà repris son vol de haute voltige, s’exhibant sans honte ne craignant manifestement pas le ridicule. Un détail cependant, attira l’attention d’Honora. A peine visible, en s’approchant davantage de la toile, de petites lettres calligraphiées apparaissaient dans le coin inférieur droit… le titre de la toile semble t-il et…

*Etrange…* Toutefois elle n’eut guère le temps d’approfondir quoique ce soit, qu'un nouveau mystère se présentait déjà. Evanna, baguette en main, la scrutait maintenant d’un air suspicieux, une lueur d’excitation virevoltant au fond des yeux. Elle lui glissa discrètement quelques mots avant de se fondre elle-même dans les ténèbres. Pourquoi ce brusque revirement d’attitude ?

*Elle l’aurait donc entendu ? Rassurant… je ne sombre pas dans la folie... Ou alors nous sommes deux.*

“Suis moi mais fait doucement” avait-elle ajouté.

Honora obtempéra, bien que peu certaine de vraiment souhaiter découvrir la suite. A l’heure où tous s’abandonnaient aux mains de Morphée, plongés dans des rêves de joie, de cauchemars ou flottant dans le vide, une rencontre indésirable était toujours possible…

*Je doute que Rusard se soit étalé dans l’escalier… même avec son attirance pour les recoins poussiéreux.* Riant sous cape, la jeune Serdaigle se perdait déjà à imaginer la mine stupéfaite et déconfite d’un vieux concierge en position embarrassante, rampant à même le sol… et qui plus est, découvert par deux jeunes élèves en quête d’ “aventures”dans les corridors de Poudlard. La sanction tomberait, abattant sa faux d’argent, effleurant quelques points respectifs au passage, tranchant le silence d’une voix acerbe. Encore fallait-il que le vieux les rattrape, bravant l’obscurité et les spectres des tunnels qu’il affectionnait tant… S’engagerait alors une course poursuite entre les étages du château… ils auraient l’avantage de la magie… leur bourreau celui des nombreux passages secrets… c’était assez équilibré tout compte fait…

*Et une bien belle façon d'accueillir les premières lueurs de l’aube !*

*Tu divagues encore…* lui souffla une petite voix ironique… celle de sa conscience. Et les divagations de son esprit en devenaient presque risibles. Une lumière éblouissante vint brusquement jaillir et filtrer la pénombre environnante, lui faisant abandonner ses hypothèses saugrenues. Evanna venait de conjurer un Lumos assez limpide pour permettre de lever une partie de l'énigme entourant leur recoin suspect. Là, non loin d’elles, sur les dalles inconfortables du sombre parquet, s’étendait la silhouette d’un élève… à première vue inconnu. Réagissant de suite, la jeune Poufsouffle s’empressa de lui porter assistance, l’aidant à se redresser et à trouver appui contre le mur. La tête basse, il semblait plus ou moins se remettre de ses émotions, n’appréciant guère le fait d’avoir laisser paraître sa douleur.

Toujours légèrement en retrait, Honora prit le temps de le détailler du regard sans pour autant réussir à croiser le sien… Une silhouette dissimulée sous des vêtements masculins, cachant probablement une fine musculature… difficile d’en être sûre… des mains et des traits délicats, des lèvres charnues à l’expression taciturne, une longue chevelure cuivrée glissant sur son visage comme un voile de soie... Il semblait tout droit issu d’un conte de fée ! Quelle dualité ! Ou serait-ce l’unité ?... Brisant les limites d’un genre… ne détruisant pas les distinctions féminines et masculines… mais contenant quelque chose de chaque.

… l’être idéal…

… l'Ange tombé du ciel ?...

…cette nuit-là, le Paradis devait être damné…
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Jeu 4 Jan - 0:25

Nepenthès eut une mine interloquée d'être si vite mise à nue, l'androgyne n'avait pas eu le temps de plus se dissimuler, de nouveau sur une scène trop tapageuse, lui qui aurait preféré se fondre dans une brise fuyarde.
Fuir les questions.
Fuir les regards.
Juste un peu d'apaisement, un peu de repos. Du silence en échos de tourments. De l'absence à défaut d'existence.

Contraint et forcé d'affronté la soudaine clarté, il souria d'un ton enjôleur, ne s'attachant pas aux plaies qui jonchaient sa peau,

"La lumière, jolie demoiselle.
La lumière qui innonde mes obscures torpeur de sa sereine loghorée..."


*Une poufsouffle et une serdaigle, j'aurai pu tomber sur pire...
J'aurai préféré ne pas tomber du tout.*

Pensée narquoise.

Il sentait son regard le sondant, comme cherchant à determiner ou à sublimer, Névé aurait pu se sentir mal à l'aise si elle n'était pas fascinée.
Deux yeux sombres lui répondirent, deux yeux saphir simulant l'océan aux lueurs d'une baguette interrogative.
L'androgyne se sentit soudainement transpercer et bien vite, il se détourna vers d'autres attentions.

*Elle ne pourrait me recconnaître, peut-on affilier l'humain d'un animal?*

Et d'un ton qui se voulait charmeur, accompagnant l'attitude nonchalante que Névé venait d'addopter, comme si l'adossement au mur avait fait parti d'un scenario imaginaire pour don juan fantôche...

"Et que font deux âmes innocentes à l'orée de la nuit?"
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Evanna M
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Jeu 4 Jan - 13:17

La jeune poufsouffle regarda pendant quelques instants le jeune homme qui se trouvait a son coté, elle lui souria puis jeta un coup d’œil a Honora, apparemment elle était comme transportée par le charme de l’être, elle lui fit un clin d’œil puis reporta son attention sur le jeune androgyne puis enfin elle répondit d’une voix douce :

« C’est un concours de circonstances, mais quelle est votre blessure ? »

La jeune française n’avait pas compris pourquoi la lumière pouvait le faire souffrir, elle essaya de réfléchir quelques instants sur la question mais n’osa pas reposer une question.
Parfois la jeune fille regardait a droite et a gauche guettant le moindre mouvement ; le moindre bruit, si jamais il était découvert, une serdaigle, une poufsouffle et un autre élève leur maison respective en pâtirait mais il fallait faire quelques choses pour cette jeune personne, elle ne pouvait pas l’abandonner et puis il était tard et personne ne viendrait se promener a cette heure-ci, du moins aucun professeur d’ailleurs c’était bien étrange qu’autant de personne soit ici, a cette heure-ci ; trop étrange. La jeune Evanna chassa de sombres pensées de son esprit puis reprit d’une voix gentille :


« Quel est ton nom ? »
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Ven 5 Jan - 14:41

L'androgyne se releva péniblement, s'arquant d'une grimace épuisée, tentant un vain sourire.
La fatigue était là, immense et defferlante, comme le plus écrasant des pouvoirs, d'étranges lueures dansaient autour de lui, lueurs qu'il était seul à voir
.

*Le Mat n'est ce pas?*
Mais me perdrais-je toujours?*


Il dévisagea la poufsouffe:
"De celles qui ne guérissent jamais."

Et osa un dernier regard vers la vestale en retrait:

"On m'appelait Nepenthès, en des temps reculés, je m'habillais de couleurs Gryffones, et aujourd'hui...
Aujourd'hui le froid me rattrappe."


Ses yeux restaient plantés sur ceux d'Honora:
"Je suis Névé, de cette glace en entre deux, qui jamais ne verra le jour ni ne touchera le fond, enchâinée à plus brillant et plus sombre, je suis peut-être celui qui a perdu son nom."

Il esquissa un geste vers l'unique fenêtre:

"Et là, se perd mon errance...
Demoiselles de mes nuits, je vous salue et vous souhaite la protection de toutes engeances.
Peut-être nous croiserons de nouveau, peut-être était-ce la dernière.
Après tout, l'originel ne se retrouve que dans une forêt éternelle..."


Sur cette dernière phrase, l'enfant aux deux âmes s'échappa, pour se fondre des regards, pour ne plus jamais réapparaître, est ce que le névé peut s'anéantir, finalement?
La chaleur d'un regard devastateur et brillant, l'amène à se réduire, petit à petit, à néant, lui enlevant toute beauté, violant sa couche blanche de teintes brunes.
Aussi Névé devint comme l'écume, pointant vers le ciel ses dernières prières, pour n'être apperçue, que vaguement... Et partielle, sur l'océan des pleurs asservi, vers le doux sourire d'une accalmie.
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Honora C
Invité



MessageSujet: Re: Dédales   Sam 6 Jan - 2:00

“Mais…” Toujours à la recherche de son regard, elle fut stoppée dans son élan de paroles par deux pupilles incandescentes. Luisant sous les feux d’une lumière, elles paraissaient presque absorber leur lueur. Deux yeux sombres, d’un bleu profond, semblables au ciel nocturne. L’abîme d’un océan dans lequel il semblait risqué de s’y laisser attirer. Et la métaphore restait faible. Mais ce fut les seules pensées cohérentes qui traversèrent son esprit en cet instant. Se maudissant intérieurement pour s’être laissée si facilement impressionner, elle tenta de se reprendre alors qu’une douce voix retentissait déjà.

“C’est un concours de circonstances, mais quelle est votre blessure ?”

"De celles qui ne guérissent jamais."

Laissant leur cicatrice… marque immuable d’un châtiment qui n’en finit plus.

*Et ses yeux… *

…un magnétisme irréaliste…

Puis dans un murmure à peine audible, et plus pour elle-même :
“Deux âmes innocentes, je ne puis le dire, mais elles sont errantes c’est une certitude. Friandes de secrets invisibles à l’effervescence du jour…”

*…ils me sont familiers…*

“… mais certainement trop obscurs pour être divulgués de nuit. Ainsi elles demeurent, condamnées à l’errance et au vide jusqu’à trouver un but… une source, un sens à leur quête.”

Honora s’approcha lentement pour combler la distance la séparant de sa camarade et de leur nouvel invité, puis encore une fois se figea. Pourquoi suivait-elle toujours la voie du mystère ? Etait-ce chose naturelle chez elle… ce flou, cette sensation incertaine qui l’entourait comme son ombre… rien n’était jamais clair, concret, défini. Des mots voilés, absents sous l’encre cristalline d’une plume morte. Y avait-il un rapport avec ce lieu, ce tableau… cette rencontre ? Elle aurait aimé apprendre, comprendre et apprivoiser cette clarté, éloigner cette ambiguïté, ces questions… Redonner vie à cette plume, matière à cette encre et sens à ses mots. A cette vie.

*L’ancêtre avait raison sur un point… *

Evanna partit à la conquête d’un prénom, chose qu’elle n’osa pas interrompre, préférant encore rester prostrée à la contemplation du mur qui avait soutenu leur oiseau rare… le fruit du présent secret.

Puis à nouveau l’éclat flamboyant d’un regard…


“On m'appelait Nepenthès, en des temps reculés, je m'habillais de couleurs Gryffones, et aujourd'hui... Aujourd'hui le froid me rattrappe”

“Je suis Névé, de cette glace en entre deux, qui jamais ne verra le jour ni ne touchera le fond, enchâinée à plus brillant et plus sombre, je suis peut-être celui qui a perdu son nom.”


Le Rara avis s’était envolé. Il avait surgi comme un effluve, s’estompant pour ne laisser derrière lui que les abysses de ce couloir et la confusion dans leur esprit. Elle ne garderait qu’un souvenir brumé de cette nuit blanche, comme un livre du passé dont on conservait les détails en oubliant l’histoire.

*Ainsi, vous savez déjà tout des affres de la solitude, celle que le monde vous inspire… L’ombre aux deux visages, aux deux esprits. Mais c’est avec vous, que cessera cette recherche désespérée et désespérante de son parfait reflet en l’autre. Ce besoin destructeur de conquérir, de refaire l’Autre selon l’image fantasmée que l’on en a...

Le rêve d’un monde pacifié, serein, épanoui, transcendant sa dualité dans une unité totale de chaque partie avec le Tout. La Troisième voie, peut être l’avez vous ouverte. Celle de l’hybridité, du mélange des âmes. Celle reconstituée... ressuscitée... libérée de son errance sur le fil invisible à la recherche de son Autre. Peut être avez-vous trouvé l’ampleur d’une telle condition… peut être la recherchez-vous encore… Mais certains d’entre nous demeurent aveugles…

Je n’ai pas le privilège de voir.

Devrai-je m’en contenter et ainsi vous nommer ? Celui qui a perdu son nom…*


Disparu dans une lueur qui allait bientôt s’éteindre. Le couloir redeviendrait silencieux. L’ancêtre continuerait sa valse aérienne et solitaire baignée dans l'obscurité… ce ne serait pas pour cette nuit.

Enfin, se retournant vers sa compagne nocturne : “que de mystères, n’est-ce pas ? Le quotidien des nuits Poudlardiennes… mais rentrons à notre tour si tu le veux bien. Suivons le fidèle messager, seulement reparu pour nous ouvrir la voie...”

*Une fois de plus.*
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Evanna M
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MessageSujet: Re: Dédales   Sam 6 Jan - 8:28

La jeune poufsouffle regarda le jeune Névé se lever, car ainsi était son nom, il avait l’air si étrange et en même temps si doux si gentil…Evanna se demanda alors si il était vraiment réel et même si il était quel était son rôle a Poudlard était il un élève? Beaucoup de questions se chevauchées dans l’esprit de la jeune française mais Névé les salua puis parti comme il était venue ne demandant pas son reste, elle aussi le salua respectueusement avant qu’il ne s’échappe.
Enfin la jeune Evanna se tourna vers sa camarade; elle avait l’air troublée et voilà qu’elle voulait le suivre, elle lui fit alors d’une voix gentille:


« Je suis désolé mais c’est ici que nos chemins se séparent, si tu veux le suivre rien ne t’en empêche mais moi je retourne par l’autre escaliers, je vais me coucher »

La jeune fille adressa alors un signe de la main a Honora puis tourna les talons; remis sa capuche et commença a courir le plus vite qu’elle pu!
Enfin elle arriva devant sa salle commune; elle répéta son mot de passe et s’affala dans un des fauteuils devant la cheminée en ruminant toute cette soirée.
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