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 La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")

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Nepenthè
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MessageSujet: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Jeu 28 Déc - 21:54

Le sorcier ne lui avait pas laissé le temps d'en placer une, l'entraînant rapidement dans un dédale d'une obscurité protectrice.
Névé était encore sonnée, aussi se laissa t-elle mollement attirée vers l'antre anonyme, alors que s'éloignait les décombres d'une lutte frénétique.

De quoi parlait-il? Une couverture? Mais une couverture de quoi?
Nepenthès ne lisait pas les journaux à scandales, elle n'avait d'ailleurs aucune monnaie pour ce genre d'achat à haute-culture.
Pourquoi parlait-il de bal?
Son coup de pied avait du sérieusement l'amocher, il lui semblait pourtant que la tête n'avait pas été touchée.

Et alors que le rapace platiné emprisonnait son dernier poignet:


"-En fait, je vous ai menti, pour transplaner, il faut être en contact étroit à celui que l'on veut emporter avec soi "!

Névé n'avait rien vu venir à en juger par son regard écarquillé, ses mains liées aux siennes n'auraient de toute manière pas pu se défendre d'une quelconque offense.
Lorsque ses lèvres achevèrent leur course sur sa joue, Nepenthès n'en demeurait pas moins stupéfaite.

"-Vous avez eu peur hein ?"
Névé lui répondit par un regard glacial alors que le paysage familier du chateau de Poudlard apparaissait.
Elle s'écarta d'un pas, toujours enlacée aux mains gantées et lança d'une voix moqueuse:


"Vous parliez d'un bal je crois?
Il est vrai qu'une robe vous irez à merveille, je vois bien votre chevelure d'ange ondulant au grès d'une valse.
Vous feriez une formidable cavalière."


Elle ajouta d'un sourire pour le moins sarcastique:

"Alors vous vous interessez aussi aux hommes?
Aucune perversion ne vous rebuterez?
C'est l'apanage d'un drôle de ministre de la magie que vous abordez là, bien loin de celui des vertus, il est certains..."
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L. Malef
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Jeu 28 Déc - 22:53

Aussitôt qu'il avait compris qu'il ne recevrait pas de gifle en dehors de ce regard digne d'un congélateur surpuissant, il lui avait rendu sa liberté...

Il prit le parti de rire un peu, de détendre l'armosphère.


Une robe ? Oh ! Une robe de sorcier, évidemment... Je la porte à merveille, cela va de soi... Miss... Comme tout le reste d'ailleurs, vu que je ne porte rien que des vêtements de bon goût !

Oui, je parlais bien de bals... C'est fréquent par ici vous savez... Mais vous-même pourquoi portez-vous ces grossiers atours quand la dentelle et la soie ne sauraient que mieux vous mettre en valeur ?

Vous devez être étrangère je pense... Il avait relevé une certaine incohérence dans ses propos... Mais était trop bien élevé pour lui faire remarquer la faute...

* A moins que... *
A moins qu'elle ne se moque de lui... Hypothèse déplaisante... On ne se moque pas d'un Malfoy ou alors on paie son offense. De sa personne par exemple...

En tout cas ça l'agaça un tantinet.

La perversion n'est qu'un mot que les gens donnent à ce qu'ils jugent mal... De quoi nourrir un beau débat philosophique...

Mais si vous le permettez, j'aimerai poursuivre mon chemin je dois me rendre à l'école et je n'ai nullement l'intention de "butiner" en chemin...

D'une voix tout aussi glaciale que la sienne :


Et sachez que nous ne sommes pas au Moyen-Age, je ne dispose d'aucun droit de cuissage sur les gens dépendant de mon ministère. Que croyez-vous exactement ? Que je viole toute personne passant à ma portée ? Je ne suis qu'un monstre lubrique ??!!!

Ou bien, trop méfiante - en accentuant sur le e - vous croyez que tous les hommes vous veulent dans leur lit ? C'est pour cela que vous vous faites passer pour un garçon ?!! N'est-ce pas un signe de perversité en soi ?

Il la dévisagea de haut en bas : En tout cas c'est réussi, on se laisse facilement prendre au subterfuge malgré votre visage et vos mains fines...

Je ne suis pas ces rustres qui vous courraient après ! Quel mal vous ai-je fait ? Eux vous voulaient du mal, alors que je n'ai fait qu'effleurer quelques millimètres de votre peau... après vous avoir tiré de cette situation...

Le visage fermé, le regard dur :

Vous ne savez pas où se situent vos ennemis...
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Ven 29 Déc - 6:47

Pirouette, cloche-pied, marelle endiablée; la danse se paraît d'une cour de récré, à qui répondrait mieux-mieux.
A qui ferait ravaler l'excès de fierté suintant des deux protagonistes.
Le Malfoy n'était-il pas un peu vieux pour ce genre d'amusement?
On ne l'est jamais assez, puisque joueur.

Mais Névé avait le goût compétitif et s'avèrait être bien plus qu'agguérie.
Les piques et autre paroles aiguisées, elle aimait s'en faire une couronne d'épines, qu'elle projetterait ensuite sur son partenaire, ôde au mouvement, histoire de pimenter l'affaire d'un peu plus de ... sang.

Malfoy s'étendait largement d'un blabla grinçant, censé piquer au vif.
Si les paroles ne lui étaient pas plaisantes, Névé restait bien amochée et donc, peut-être moins receptive à l'aggression vengeresque.


"Messire, messire, voyons, voyons, un peu de tenue, n'allez pas m'arracher le peu de fripes qu'il me reste de vos sentences affûtées.
Cela vous déplait tant que je sois un garçon?
Aussi, je me serai trompé, vous n'êtes pas attiré par quelques humeurs saphiques?
Quel dommage, si vous saviez ce que vous manquez.
Mais est ce necessaire pour autant de me figurer en femme pour justifier votre fantasme d'une homosexualité refoulée?
Allons, allons, entre 'Bonnes-gens' comme vous sembliez le souligner tout à l'heure."


Un sourire s'eleva sur son visage tuméfié, l'animal aux aguets ne s'avouait jamais vaincu.
Ne dit-on pas que ce sont les vieux tigres, sentant leur fin proche, qui demeurent les plus sanguinaires?

"Mais voyez vous, cela ne me dérange pas plus que ça.
Et si la dentelle vous plait tant, peut-être m'accomoderais-je d'un effort si féminin, que votre chimère soit un peu rassasiée, vous serez ainsi remercié de votre sauvetage imprévu et si gênant. Sans pour autant se plonger dans un 'coming-out' trop exarcerbé.
Voyez? Je réfléchis même à ne pas vous heurter."


Et d'un murmure:

"Si je ne repère mes ennemis, je sais à qui ne pas me fier..."
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L. Malef
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Ven 29 Déc - 12:35

Ils marchaient donc ainsi dans le parc de la fameuse école, où tout est et où tout est bien... Où les ennemis ne peuvent être qu'à l'extérieur... Au ministère par exemple...

Il vous faut donc si peu de temps pour juger une personne ? Vous débordez d'arrogance et d'insolence... Je répète ma question : en quoi suis-je un ennemi ? et j'y réponds immédiatement : en rien parce que je ne vous ai rien fait. Laissez-moi au moins la présomption d'innocence !

Il marqua un arrêt avant de cercler autour de lui/elle, tout en maintenant une certaine distance pour ne pas effrayer la gracieuse gazelle...


Et vous-même, que faisiez-vous dans cet endroit sordide ? Vous étiez à la recherche de sensations fortes ? Quelque chose qui sorte de votre ordinaire douillet ? Oh ! on est si bien au chaud lové dans un fauteuil de sa salle commune... Le grand Dumbledore veille sur vous, vous pouvez dormir enfants sages, il ne vous arrivera rien !


Il reprit sa place d'origine.


Mais à l'extérieur, le danger guette... Qui sait s'il ne vous a pas suivi... Mais Dumbledore est là et vous protégera, il n'y a nulle crainte à avoir donc... Ses propos étaient évidemment chargés d'ironie en ce qui concerne la grande protection du non moins grand Dumbledore... Mais peut-être cet enfant ne connaissait pas toutes les failles de ce si grand sorcier.

Il fit un cercle de plus autour de sa proie, puisqu'elle se considérait comme telle... Demandant à ce que le chasseur sorte et joue son rôle de prédateur...

Homosexualité refoulée dites-vous ? Connaissez-vous la beauté d'un corps féminin alangui ? Un de ces corps qui n'attend qu'une chose... qu'on lui fasse honneur... Rechercher cette même beauté dans toute chose... Pour la beauté des yeux sans l'assouvissement animal... Il ne faut point goûter trop souvent aux bonnes choses... L'attente et la contemplation extérieure sont d'excellents préludes...

Que vous soyez homme ou femme, que m'importe, c'est votre folie pas la mienne !

Voilà les pensées de l'homme lubrique que je suis ! Voyez comme vous êtes en danger sur ce territoire qui est le vôtre ! Je n'ai qu'une envie, c'est de salir ma réputation, ici et maintenant, aux regards de tous... Si près de "lui", le graaaand Dumbledore...

Et un autre tour...

Si vous aviez été en de "meilleures dispositions", le montre assoiffé de chair que je suis vous aurait peut-être fait la cour dans l'espoir d'obtenir une conversation agréable... La bête ne s'encombre pas de subtilités pour obtenir ce qu'elle veut...


Et vous-même... Pourquoi ne vous êtes-vous pas enfuie quand je vous ai rendu votre liberté ? Evidemment, vous êtes blessé... Mais pas suffisamment au point de ne pouvoir aller votre chemin "seul" comme un "grand".

Sourire narquois.

Vous êtes un jeune homme rempli de vigueur, la fuite ne devrait n'être qu'aisée... Mais peut-être allez-vous me dire que vous n'avez pas peur de moi, que vous savez vous défendre et gna gna... Ce ne seraient que des mots. Je ne vois qu'une chose : vous marchez à mes côtés au lieu de hurler au loup... Car vous avez peur, cela se sent...

Ses poumons s'emplirent d'air, humant la fraîcheur de cette journée, si pur par rapport à un autre air vicié des rues de Londres.


Mais que faisait-il là lui-même... Il essayait de se faire passer pour un "gentil" selon ses critères de la gentillesse ? Habitant temporaire de l'école, il allait devoir côtoyer des gens bien hostiles à son égard... * Mais au moins, je verrai mon fils... et d'autres aussi... Comme cette "fille"... *

L'air devenait froid et le vent vif... Il était indésirable dans cet endroit, même les éléments se liguaient contre lui...

Il avait pourtant de bons yeux...
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Sam 30 Déc - 10:18

Nepenthès écouta sans mot dire ses justifications, le laissant achever sa diatribe, alors qu'elle même se perdait dans la contemplation d'une myriade d'étoiles, soupirant de leur lointain mystère.

La gazelle s'éloignait déjà du monde réèl, effaçant de son esprit tout ce qui ne pouvait être d'une beauté profonde à vous couper le souffle.
De fait, elle se serait probablement laissée échouer sur le sol, voyageant ainsi à travers le tapis celeste, se fondant en lui comme l'abnegation d'un grain pour l'immensité, Névé n'avait plus envie de penser.
Mais Lucius se tenait là, à tenter d'accorder une image bienséante à celle déjà déchue.


*Au Diable!*

Elle s'écroula sur le sol, si fichant bien de l'endroit, soupirant d'aise.
Mais il fallait bien lui répondre, répondre à ce qu'elle n'avait écouté qu'à moitié.
L'androgyne était juste très fatigué, il avait juste besoin de s'oublier devant le grandiose, s'effacer devant l'infini, n'être qu'un regard absout de toutes tourmentes.

Offrant un tableau bien cocace... Là, un élève de Poudlard, étalé sur une pelouse moelleuse, les vêtements déchirés, le visage souillé de sang et de boue, les cheveux éparses et les yeux poursuivant les cieux dans l'obscurité mystèrieuse d'un chateau quasi-onirique...
Une Ophélie terrienne se noyant au firmament, sous une pluie d'Asphodèles mélancoliques.
Mais il fallait répondre à l'attaque, même parée de lassitude, aussi, Nepenthès murmura:

"Vous êtes étrange Monsieur Malfoy, ce que vous representeriez pour moi aurait-il tant d'importance pour vous? à vous en brider l'image?
Vous laiseriez vous habiter d'un rêve, déguisant vos attitudes comme effaçant les regrets d'une vie bien trop... mortelle?
J'ai la sensation d'une nostalgie à ne pas être à sa place...
Alors quoi, seriez-vous désorienté?"


Elle marqua un temps pensif, parlant à voix haute sans véritablement en avoir conscience:

"Une rose rouge pointant ses larmes sanglantes sur une stèle à l'hymèn constellé d'une averses de plumes noires...
Le chant pourpre se perd du déchirement de ses chaires, innocence baffouée d'une cupidité si... humaine.
...
L'Empereur de l'ombre.
Larmes d'une souffrance qui se transformèrent simplement en avidité pour combler... ce qui lui manquait alors."


*Mais pourrais-je tolérer ces effusions brutales en justification de douleurs passées?
Moi qui reste emplie de vengeance?*


Le vent se voulait plus furieux, comme grondant de reflexions déplacées, frigorifiant ses membres, l'enfant n'en avait cure. L'homme à ses côté lui semblait bien plus désemparé qu'elle.

"Déchaîne-toi, Ô Nature destructrice, lave donc tes enfants souillés de tes pleurs bienfaisants, anéantissant s'il le faut nos misérables eixtences"

Ses lèvres s'ourlèrent d'un sourire:

"Et bien, triste Sire, chercheriez-vous aussi l'étoile qui saurait vous baigner de sa lumière?"

Le chétif blessé n'avait apporté ni répliques, ni excuse, ni même défense ou plaidoyer. Il n'avait ni besoin de témoigner de son être, ni l'envie d'en réclamer le pardon.
Ainsi se jouait l'insolence de l'expiation. Ainsi se parait l'abnégation à l'existence?
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L. Malef
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Dim 31 Déc - 12:45

Il parlait, parlait et... parlait... Dans le vide. face à lui il avait un mur creux dans lequel ses paroles devaient siffler en courants d'air glacés sans pourtant y laisser d'autre traces que leur manque de chaleur...

Le mur s'écroula, l'esprit n'avait pas résisté et le corps avait suivi la chute... * De qui le garçon ou la fille est-il le plus blessé ? *

Puisqu'elle se disait homme, que faisait-elle ainsi par terre ? Pourquoi avait-elle abandonné la lutte ? Il regardait ce corps devenu si chétif soudainement... Comme une statue dont on vient de briser le pied et qui vous contemple de ses yeux de marbre. Le regard de Névé était aussi insondable que celui d'une statue en cet instant.


Désorienté ? Oui, par ce que je vois...
Dubitatif...

Elle continua à parler... Voix sombre et monotone... Sans écho dans son âme, imperméable à la poésie.


Vous délirez ma chère... Il est heureux que le ridicule ne tue pas... Mais le froid risque d'achever ce que les hommes ont commencé si vous restez ainsi à jouer les naïades sur l'herbe...

Mais l'enfant, sous le vent furieux continua sa supplique à la nature...

* Mon étoile est aussi brillante que l'étoile solaire... Mais aussi froide que la lune... L'étoile de la mort... Pour la justice... Pour ce qui doit être fait et que nul autre n'ose faire sous le couvert de la "bonne" morale... *

Pauvre fleur aux pétales arrachées, retourne à la terre, avec tes soeurs... Le manteau de l'hiver t'endormira sous sa douce caresse blanche... Extrait d'une ancienne chanson...

A défaut de neige, prenez toujours ceci...


Lucius dégraffa le manteau qu'il portait. Un manteau discret, d'une couleur qui se voulait caméléon... Et Névée disparut sous la toile, les blessures masquées aux yeux du monde, ses yeux contemplant toujours l'inutilité du monde.

Rejoint les ténèbres enfant... Elles te seront salutaires...

Et la pluie, fine et froide répondit aux prières de l'androgyne, le ciel versait ses larmes dans un doux bruit berçant... Le parc devint gris... les branches ployèrent sous l'attaque... Au loin le château s'illuminait pour combattre l'obscurité gagnante qui enveloppaient les deux êtres.

* Il ne manque que le chant triste d'une viole de gambe et le tableau serait parfait. *

La pluie n'avait pas lavé son ironie... Son manteau était fichu... Et il avait sur les bras - au sens figuré - un "garçon" qui se mettrait à hurler comme une fille s'il essayait de le transporter vers le château... * Quelle charmante situation... *
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Mer 3 Jan - 23:10

Du tissu.
Un tissu ample et épais venait de lui échoir.
Comme un bouclier contre la furie.
Comme le linceul d'une illusion.
Le déchirement du ciel se fit échos de son propre ettonement, Nepenthès sembla retrouver le présent et tout ce qui s'y apparentait.
Et ses yeux si las tombèrent sur cette vision étrange, un homme à la longue chevelure d'ange, un homme dressé contre le ciel, l'aura d'un Faucheur où les mèches s'emmêlent, reflètant un regard grisé, sans peur.

Nepenthès resta bouche-bée devant sa contemplation, ignorant qu'elle même faisait partie de cette scène incongrue.
En digne esthète, elle oubliait parfois sa conscience coupée par le souffle d'une beauté fulgurante...


*Névé resaisis-toi!*

Et à l'androgyne de se redresser péniblement, le regard encore troublé:

"Pardonnez mon effronterie, sire, et n'entachez pas d'avantage vos affaires pour mon insolente personne"
Il lui tendit la cape.
"Je ne mérite pas de pareilles attentions."

Il tourna la tête vers le ciel pleureur,

"La nuit se fait triste, vous ne trouvez pas?
Et si la neige endort la douleur d'un sommeil éternel...
Et si l'obscurité semble vouloir intensément m'enlacer, je n'aspire qu'à retrouver la chaleur d'un bon feu et ne pas vous déranger encore, vous avez déjà trop fait."

*Et bien trop dit*
*Et probablement pensé*

Névé esquissa un sourire légèrement moqueur,

"Il ne faut jamais abuser des bonnes choses, pour ne point en être lassé.
Je serai triste de me lasser de vous, vous en conviendrez."
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L. Malef
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Jeu 4 Jan - 13:00

Elle - enfin il - ne voulait pas de sa miséricorde... Et elle - non il - n'avait pas voulu tomber dans les pommes... Cela aurait été bien plus simple pour le transporter. Pour tout chant de corde, on n'avait que les branches des arbres glissant les unes sur les autres sous la force du vent.

Une tempête semblait sur le point de déferler sur l'univers...


Ne pas abuser des bonnes choses ?


Soit.
Qu'il en soit ainsi.


Lucius reprit sa cape d'un geste sec et s'en drapa immédiatement.

Vous m'avez fait perdre assez de temps "jeune homme"... J'aspire moi-même à retrouver un bon feu à défaut de chaleur humaine... Et cessez vos paroles mielleuses, ça en deviendrait presque écoeurant.


La poésie est une noble chose, mais je n'en ai que faire, ça ne m'intéresse pas, vous ne m'intéressez pas et...

Il ne finit pas sa phrase.

D'une voix blanche :
Au plaisir de vous revoir.

Et il reprit son chemin vers le château, il était trempé jusqu'aux os avec cette pluie et ce vent furieux... Et vu la "chaleur" qui régnait habituellement dans les cachots, ses vêtements n'allaient pas sécher en un claquement de doigt...

* J'aurai dû prendre ce stupide elfe avec moi ! *

Non vraiment, la pluie le mettait de mauvaise humeur.
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Nepenthè
Invité



MessageSujet: Re: La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")   Ven 5 Jan - 12:54

Le bras de la justice est long, mais celui de la cruauté, s'enroule en souplesse autour de gorge asséchée.
Même l'horreur, se pâre parfois de beauté.
C'est ainsi que le sang, attire le spectateur ennivré, le ramenant à ses premiers instincts sauvage, la contemplation du morbide achevé.
Car la perte fascine, l'horreur décoré de mots sublime prendra des proportions hédoniste, le Comte de Maldaurore en fit l'éloge, et son auteur n'y survécut pas longtemps, car qui contemple se fera faucher tout aussi rapidement...

Baudelaire, marteleur des mots aimaient à rendre sa douleur exploitable, la chérissant, la dorant, la couvrant d'une loghorée passionnée, il se fit batisseur d'un monde où sa chimèrique tourmente l'empêchait de faire le pas sur la réalité.

La mort attire, la mort attise, la cruauté fascine de ses couleurs pourpres et assassines...
Et même les courageux, n'arrivent à en détourner leur regard courroucé.
Nepenthès n'était pas différente, envoutée par la flamme, elle s'y conssumait, si ses ailes ne la portait pas vers une raison retrouvée?

Mais pour l'heure, ce n'était plus la question, elle grelottait, souriant tristement de sa performance, le reptile angélique fuyait déjà au loin ses masques délirants.

"Il faut rentrer.
Mais la pluie m'est douce.
Et le vent qui martelle mes haillons me permettrait presque de m'envoler... Loin, loin de toutes ses pensées, de ce macabre, de cette humanité qui ne cesse de se déchirer, encore et encore...
De ses parures à porter pour ne pas effrayer...
De cette existence à simuler."


Nepenthès à pas lourd, entama son chemin de croix, le retour au civilisé, le retour à la protection de surface, le retour à la danse.
Chassé-croisé et virevolte,
Demi-ange désinvolte...
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La fin d'une danse. (suites "d'Objets à vendre")
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