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 les fées chantent quand les coeurs se meurent

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Constanc
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MessageSujet: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Sam 27 Jan - 15:56

Certitude du jour, il était arrivé…

*Pour ne jamais me tromper…Il est temps… *

Elle repoussa l’édredon de ses jambes et se releva sans aucune conviction…

*Temps de quoi ? *

Elle se dirigea vers un lavabo et saisissant une brosse au passage, elle peigna ses cheveux démis par l’agitation de la nuit. Cette fois, elle devait véritablement lui faire honneur. Elle tressa d’un côté une poignée de cheveux et de l’autre, fit le même procédé, elle arrangea le reste y joignant les deux tresses comme des mains entrecroisées. Ainsi coiffée, précieusement et minutieusement, il ne lui restait plus qu’à se vêtir. En effet, elle était toujours en chemise. Elle l’ôta et passa les bras dans des manches mieux formées, sur mesure presque, rabaissant la jupe, rajustant ses plis. Elle couvrit, d’une couche en plus, ses épaules à l’aide d’une cape. Elle se chaussa et sortit de la salle commune, elle traversa le château d’un seul trait. Elle en sortit, tous ces gestes avaient été faits comme préparés à l’avance, comme ajustés auparavant. Naguère et pour toujours, elle ne s’était d’ailleurs si bien préparée, mais la nuit la guidait et cette harmonie également. Le vent soufflait tandis qu’elle progressait, il transportait son air glacial, celui qui vous rendait pâle et fébrile, celui qui vous était fatal quand il vous transmettait ses caresses naissante du mal. Celui qui vous transperçait de ses picots, tandis que son ami le noir se chargeait du reste. Il vous enfonçait dans la nuit infinie.

Mais la route était longue et ces chants également, cette flute, ou plutôt ce pipo qui lui faisait siffler les oreilles, tellement subtilement qu’il la complaisait. Elle sourit. Et cette voix qui la pénétrait, qui lui donnait les connaissances des paroles avant l’entente, qui se donnait des airs… Comme si des fées pleuraient et que leurs cœurs chantaient l’affliction d’un écho… ses mains moites imitèrent les danses inconnues de ses doigts… Mais elle souriait et des graines auraient germé en son cœur…

Le chemin était long, parallèle aux années passées à attendre cet instant. Elle arriva à destination, dans un lieu inconnu. Comment était elle parvenue jusqu’à cet endroit? Elle l’ignorait, la magie sûrement, devait y être pour quelque chose mais les explications n’avaient pas de raison si elle était là où elle désirait être. Elle poussa la grille, provoquant un grincement sonnant cri perçant… Elle continua son avancée, l’heure était toujours avant l’aube et aucun soleil ne faisait son apparition… Elle traversa le chemin des plus hautes sépultures, passant par de plus bas caveaux. Elle arriva devant sa sélection, l’inconnu même, sans nom sans identité, sans sépulcre digne de ce nom… Juste une croix, une simple croix honorant les plus hauts sommets, implorant le pardon de tous. Elle s’agenouilla et s’avança quelque peu, dans la même impassibilité qu’au tout début et sortit un flacon de la poche de sa cape, elle étala un peu la terre et y déversa le contenu du flacon.


-Toute une existence pour un peu d’amour propre…

Elle sourit, laissant distinguer dans l’obscurité et le silence de la nuit un petit rire. Elle posa sa main sur la terre humide, à présent, et accablée de déchirure soudaine, la retira… Le poison était toujours aussi douloureux… Et sa main en souffrait terriblement. Elle enfuit à nouveau sa main dans sa poche et en ressortit une fleure, blanche, mais presque asséchée. Elle la déposa à l’endroit où elle avait vidé le flacon et contempla quelques instants cette tombe dont elle ne connaissait pas l’habitant.

-Je l’ai choisie pour son caractère humble, pour la ressemblance au tien, ô, tu devrais savoir comme la tienne devrait être similaire…Cette tombe… Et tu ne m’entends pas… mais ça fait bien longtemps déjà… Tu aurais donné n’importe quoi, c’était donc un sacrifice… Inutile alors… La mélopée m’immerge aujourd’hui mais le sourire s’imprègne pourtant… J’écoute tes plaintes, les miennes sont telles… Ca fait déjà tant de temps… que j’en oublierais l’heure, le regard était le premier visiteur de ta belle inertie… Et je caresse l’inconnu aujourd’hui, tout comme tu caressais le mien autrefois, petite fille… Les mots n’ont de cesse pour les morts mais ton existence est belle et finie… La mienne a pris son cours, et je crains pour sa fin… c’est donc de l’égoïsme… Ma jupe est à présent, tachée et trouée… Je ne la remettrai plus… J’écoute mon cœur mais il était temps de venir te voir, ma sœur adorée… Pourquoi ne me guides tu plus comme autrefois ? N’en ai-je plus besoin ? L’illusion est telle que je crois que l’amour est là… Tu sais comme cela paraissait irrationnel, je me suis trouvée une ode… J’ai compris les chants de détresse des autres et j’ai accepté des caresses. J’en ai souffert alors laisse moi hanter mes propres rêves…

Constance baissa les yeux et s’arrêta de parler. Elle en avait fini de lui demander, elle voulait laisser l’ignorance parler d’elle-même…
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Alban In
Invité



MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Dim 28 Jan - 21:26

Froideur matinale et monotone d'une matinée d'hiver...Là où la lune a fuit, mais le soleil n'est pas encore, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre...

Un douce odeur d'agonie le faisait frémir d'un désir morbide presque charnel... Humanité desaxé, lui à qui cela n'arrivait jamais aux Enfers, lui qui était plus parfait qu'un Dieu, puisque tout à fait un Ange...


*..parfum de Mort...je te sens, tu emplis mes narines, j'ai tellement envie de toi....*

Ses pas le guidaient, comme un prédateur sur une proie...Comment résister à toutes ses âmes demeurés dans cet endroit que les Humains nommaient "cimetière"....

S'autoriserait-il un petit débordemment..?

Son coeur factice bondit dans sa poitrine, alors qu'il franchissait les grilles de paradis infernal de quiétude....

Une jeune fille... A genou, presque;...comme offerte en sacrifice...poison de la conscience, une telle offrande pouvait-elle être refusée...?

Son coeur était triste, il le sentait, c'était si délicieux...Il n'y tint plus et laissa s'échapper son Aura, aussi perfidement glacée que celle d'un Détraqueur, mais tellement plus puissante....


*..je vais desesperer ton coeur jusqu'à ce que tu en meurres.....*

Il s'approcha d'elle...Elle lui tournait le dos, si petite, si fragile...
Il l'entoura de ses bras et en gémit presque de bonheur, serrant son fin corps contre lui, c'était si agréable toute cette chaude tristesse...

Il eut un flash...


*..Cain...!!!!???...*

Quelle aubaine ...!!! C'était la petite amie d'Amaterasu, le seul être qui avait été capable de se soustraire aux lois de l'Enfer !!!

*..Soit...ce sera ma revanche...je ne l'ai pas eu, je prendrais donc cette jeune fille...*

Elle était comme un pantin entre ses mains...Il la tourna de façon à ce qu'elle le regarde, et lançant tout à la fois le froid désespoir et le desir interdit dont il était capable, il captura ses lèvres et l'embrassa avec une passion morbide, au comble du plaisir......

Elle allait sûrement en mourir, mais qu'importe....Jamais il n'avait échangé de baiser aussi délicieusement brûlant, et qui pourrait donc se prévaloir d'avoir échangé un baiser avec la Mort..............?
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Constanc
Invité



MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Mer 31 Jan - 18:11

*Ô… la bise, est-ce toi ..?*

Et aucun vent ne répondit à son appel, ses épaules vacillèrent… Il était des vents qui anéantissaient mais celui-là n’en était pas un…Sa peau pâlit, l’atmosphère violaça ses lèvres, les rendant traits éteints… Glacial tout était glacial, dans un cimetière, en un instant, cristaux de glace se seraient formés. Et l’expiration de sa chaleur, fruit de l’amertume et des sentiments, semblait vouloir gagner l’évènement… Lui prélevant peu à peu cette peur de l’instant. La rendant plus petite, secondes après secondes…

*Dépérir...*

Les bras s’emparèrent de son corps, elle expira... Tristesse infinie qui la quittait, pour donner vierge papier… Et elle gémit de regrets tandis qu’on prenait plaisir à s’emparer des maux qui étaient nés en elle…

*Vider alors qu’il en reste si peu ?*

Et les larmes s’inventaient sur les joues, se glaçant d’un premier contact avec le froid… Et elle dut faire face… Faire face à l’inconnu qui la tenait, qui avait beau voler, voler, voler, il lui restait la redoute…

*C’est impossible… Je n’ai rien à donner, tout est déjà promis ou offert…*

Et son corps s’éprit du contact, de l’aspiration, de cette capture… Alors que la peine s’étouffait dans sa gorge… Le ciel devait lui venir en aide, cela ne se pouvait, l’ultime n’était pas ici, alors qu’elle était venue quérir la fin de l’harcèlement… Alors qu’elle avait rêvé. Et quelle quiétude… quelle fin, quel abandon…

*Quelle fatalité…*

Trop tôt pour la fin… Et pourtant clémence n’était pas au rendez-vous…

Avait-elle reçu pareille destinée, de l’emprise d’un inconnu, d’un portrait abstrait ? D’une magie qui la dépassait, ou bien était-ce autre chose..? Aspiration qui lui était fatal, sa vie n’était pas à prendre … Alors qu’elle aurait pris tant de vies pour qu’il n’en soit pas ainsi… Volonté égoïste alors que les dernières pensées lui étaient destinées…

*Chantent-elles à la place de l’alouette ?*

Les fées chantaient à son oreille propageant leur tristesse en elle, protégeant éphémèrement ce qui lui revenait de droit… ce qu’il n’avait pas le droit de dérober… Protéger l’incurable ? Son cœur mourait… et les fées l’emplissaient d’une poudre impalpable…. L’énergie du désespoir sans doute, pour dernière chance alors qu’il arrivait à ses fins, de la passion qu’il faisait ressentir dans ce baisé volé, semblablement à toutes les émanations qu’il semblait vouloir faire apparaître… Pourtant toute instance qui existe n’aurait fait son effet… Tout agenouillement aurait été offert en vain pour la survie, toute redoute serait sentie… La peur inondait ses veines et un vague semblant de plaisir semblait apprécier cet ultime instant… cette idée de repos ou de fin… et ce contact avec le froid…
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Alban In
Invité



MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Jeu 1 Fév - 15:41

Alors qu'Alban se livrait à son passe-temps infernal, Constance perdit connaissance....Alors, la terre au milieu du cimetière s'ouvrit dans un grand fracas et une voix puissante retentit :

" Inferno !!!! Crois-tu pouvoir élimimer qui bon te semble...???? Crois-tu donc être devenu un Dieu...? Es-tu donc plus puissant que moi...????!!!!!! "

Alban lacha Constance, les yeux agrandis par l'effroi...Il n'aimait pas ça, Hadès ne se déplaçait que lorsqu'il était réellement très enervé...

A peine eut-il le temps de remuer les lèvres pour plaider sa cause qu'il fut projeter violemment contre une stèle... Le corps humain qui lui avait été fourni encaissa le choc avec dommage...Il lui sembla que son foi éclatait et il se mit à cracher du sang...Le souffle coupé, la douleur le broyant les entrailles, Alban ne pouvait que maintenir ses mains compulsivement sur son torse....


*....Saleté de corps humain !!!! C'est donc pour ça qu'il m'a donné un corps si faible...Il m'a tellement secoué que je n'arrive pas à faire sortir mon Aura, je n'ai même plus assez de forces....*

La voix retentit à nouveau :

- Occupe-toi de la liste ou bien je me verrai dans l'obligation de te retirer cette mission et de la donner à Cerbère....

Alban, bien qu'en mauvaise posture, pensa ironiquement :

* Cet abruti de Cerbère...?...Il en est bien incapable...*

Le grondement de la terre cessa, et les entrailles chtoniennes se refermèrent....Hadès était parti....

Alban, qui venait de découvrir la douleur, restait adossé contre la stèle, le souffle court, les larmes ayant parcouru ses joues bien malgré lui, ses vêtements et son visage maculés de son propre sang...

A queques mètres de lui, il lui sembla que Constance reprennait ses esprits...
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Constanc
Invité



MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Ven 2 Fév - 12:07

Bientôt les ombres se recomposèrent et sa vue bien que floue reprit la notion des couleurs… Couleurs qu’il n’y avait pas dans ce cadre morbide… Un parterre de fleurs blanches comme elle n’en avait jamais vu … Etait-ce un rêve ? Pareille beauté pût-elle exister?

*Oh non… tu me joues des tours*

Elle gémit de douleur quand elle sentit la même substance humide lui brûler la main… Illusion d’un printemps lointain, les fleurs étaient la fleur qu’elle avait déposé sur la tombe de l’inconnu, la jolie fleur blanche, elle ne se rappelait plus bien…Elle était au pied de la tombe, allongée, les mains reconnaissant leure amie « douleur »…Elle se crispa, n’osant lever les yeux… le froid l’envahissait, la nature faisait bien les choses, les corps inertes dans les cimetières se glaçaient bien vite… La nature ? Ou était-ce...? Elle était pâle et ses cheveux démis, elle repensa aux minutes qu’elle avait passé à les arranger, sans bien se demander si le temps était venu pour y songer ou débattre… La jupe de sa robe trouée et salie, en vérité, il n’y avait même pas que la jupe qui était sale… Combien de fois s’était-elle roulée par terre cette fois? Mais elle n’osait se relever, bouger les yeux… Que s’était-il passé? Elle se rappelait d’un battement lent, le sien… Elle ferma les yeux…

*Tu as donc si peur que ça ?*

Elle poussa sur ses bras impuissant en l’instant, diminuée par les évènements négligés. Puisant au-delà de ce qui lui restait, cherchant le survivant d’un long sommeil, elle se redressa non sans peine… Ses yeux parcoururent d’un regard incertain le contenu du cimetière s’arrêtant sur l’expirant adossé à la pierre…

*Oh oui encore plus qu’il est dit dans les histoires…*

Elle l’observa, il était en position de détresse, il souffrait… Elle semblait se reconnaître à l’agonie… Il crachait sa substance vitale.

*Comme je suis impuissante… Qu’il la savoure… sa blessure, qu’il s’y complaise…*

Elle baissa les yeux commençant son avance, comme désenchantée, vers lui… A mesure qu’elle approchait, elle se remettait en question. Comme si le temps n’était pas l’unique réfractaire du sentiment… Quand elle fut proche, 1 mètre tout au plus…Elle parla :

-Ca fait mal… Aurait-il implosé ?

Elle ne s’adressait qu’au souffle du vent, au vent inexistant qui l’avait poussé jusqu’à cette sépulture…

-Mais si il a mal, il devrait sourire, il n’est pas mort…

*Et pourtant, ses joues sont humidifiées, pleure-t-il de joie? *

Plutôt souffrir que mourir à ses yeux. Mourir dans un cimetière, quelle ironie… Elle s’était tut… Elle osa se lancer dans une approche. Se baissant à son niveau, reposant enfin ses membres inférieurs. Sans doute folle en en ayant pris connaissance bien avant… Elle tendit la main lentement, vers son visage pâle lui dérobant une goutte de son sang bleu, à ses propres yeux… Puis descendant la main, poussa sur son torse à l’origine probable de la blessure…

-Cries-tu quand tu as mal ?
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Alban In
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MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Ven 2 Fév - 15:32

Alors qu'elle posait sa main sur son torse, il leva ses yeux pleins de larmes vers elle...

Alors elle lui demanda :


-Cries-tu quand tu as mal ?

Il serra les dents et murmura :

- d'habitude je n'ai jamais mal...

Elle semblait prendre un certain plaisir à le contempler à son tour dans une mauvaise posture.... Il fit appelle à sa sollicitude et tendant une main tremblante vers elle, il demanda d'une voix faible :

- Aide-moi...s'il te plait...

Ses yeux étaient ravagé par la douleur qui irradiait en lui... Jamais il n'avait été aussi pitoyable...Il venait de subir la colère d'un Dieu, et qui plus est, il avait dû encaisser le choc dans un corps humain...

Ses yeux violets brillaient toujours d'un espoir en complant Constance Sylla...


- Aide-moi, répeta-t-il...
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Constanc
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MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Ven 2 Fév - 18:56

*A l’évidence, oui… Il souffre*

Elle songea à sa réponse… il prétendait ne pas être quelqu’un qui avait pour l’habitude de souffrir… Sans doute, n’avait-il des problèmes que très rarement et pourtant, cette réponse semblait invraisemblable à ses yeux… Elle manqua de tomber en arrière en voyant son visage crispé, elle retira sa main de suite…

*Constance, je ne te reconnais plus ! Pourquoi fais-tu ça ?*

Etait-ce un manque clair d’humanité ou un esprit sadique dissimulé qui l’avait poussé à agir avec de telles intentions…? Elle en pâlit de honte, prête à fuir celui qui lui demandait son aide à présent… Situation peu familière pour elle qui n’avait pas pris pour habitude de secourir les gens bien que… Mais de larges orifices s’étaient fait remarquer sur le visage et déjà elle était rongée intérieurement par son amie la culpabilité… Il redemanda de l’aide, à force de trop penser, elle le laisserait périr pour avoir trop réfléchi… Chose qu’elle n’avait pourtant pas l’habitude de faire.

*Je me dégoûte c’est bien simple alors… qu’importe…*

Elle saisit la main qu’on lui tendait et s’approcha plus encore.

*J’ai bien peur que le transporter ne soit la pire des idées qui puisse me venir et je ne m’en sens franchement pas capable…*

-Ne vous endormez pas, restez conscient…

* Et qu’est ce que je suis sensée faire là moi ? *

Elle le déplaça et l’allongea, après tout, s’il y avait sang, il y avait hémorragie, et ne fallait-il pas mieux s’allonger quand on saignait, abondamment ? Elle baissait les yeux pour ne pas avoir à affronter le visage de l’homme. Elle sortit sans rien dire 2 flacons, quelques un de ceux qu’elle portait toujours sur elle… Nécessaire de survie ou d’empoisonnement ? Elle déposa l’un des deux, celui dont on ne pouvait décerner la couleur ou même le constitution sur une pierre tombale non loin d’elle et garda l’autre en main. Elle l’ouvrit et se versa un peu du liquide incolore sur les doigts, elle porta ses doigts aux lèvres de l’inconnu et y étala le liquide. Elle sourit en disant pour elle :

-Mmmhhh de l’eau… Tu vas le sauver avec ça…

Elle porta un instant son regard aux yeux violets de l’inconnu… Violet ? C’était une couleur assez peu répandue dans les coins ? Exotique ? Il semblait doté de certaines prédispositions pour le refroidissement alors autant oublier les pays du sud. Venait-il d’une autre planète ? Mais elle fut rapidement dépassée par son stresse rapportant ses idées sur le cas. Une fois encore, elle reposa ses mains sur son torse. Sans conviction, elle ajouta :

-Excusez-moi

Il ne saignait pas extérieurement, évidemment… Et c’était bien sa vaine…

*Je ne pouvais pas mieux tomber, hémorragie interne… Cette histoire sent le collapsus à plein nez…*

Elle humidifia ses lèvres à nouveau…

* Il fait froid et même si j’ai raison de penser que ça ne le dépayse pas vraiment… Je ne peux pas lui refuser ma cape … *

Elle vida le contenu néfaste des poches de celle-ci et la déposa sur l’homme, bien qu’un peu étroite, après tout, c’était sans doute mieux que rien…

*Dois-je vraiment lui donner ?*

Elle resta immobile le temps de réfléchir, en fixant le flacon qu’elle avait mis à part. Elle observa à nouveau le corps et ne prit pas plus de temps pour prendre sa décision. Elle saisit le flacon et rappliqua au quart de tour, elle releva sa nuque et lui fit ingurgiter sans vraiment lui laisser le choix le contenu de la fiole…

*Faites que je n’ai pas eu tort de lui donner…*

Elle le lâcha subitement et s’écarta un peu.

~ Ne crains plus …~

Lui répondit-on par des susurrations à l’oreille… Elle ne savait franchement pas, après tout, ce contenu lui avait été destiné et jusqu’à présent… ses liquides n’avaient pas donné grand-chose…

~ Constance… Arrête de craindre… ~

Elle n’y porta plus attention, attendant quelque chose… même si elle ne savait pas ce qu’elle devait attendre…
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Alban In
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MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Sam 3 Fév - 13:39

La jeune fille sembla hésiter puis se mit à le soigner...Elle l'allongea et lui dicta de ne pas s'endormir... Elle s'affairait autour de lui, alors qu'Alban restait les yeux mi-clos fixés sur le ciel...

Il ne s'occupait pas vraiment de ce qu'elle faisait, une chose seulement était sûr...Il ne mourrerait pas, quoi qu'il se passe...Si ce corps en venait à lacher, il en sortirait et prendrait......celui de Constance...!..Ce n'était pas un problème pour lui....

Alors qu'elle lui faisait boir à une fiole, il sentit le liquide le brûler le long de sa gorge...Il se redressa et murmura :


- Que m'as-tu fait boire...!!?

Mais déjà, les forces lui revenaient...Il sourit d'un rictus cruel... Elle avait bien bossé, la petite...

Il ne lui manquait plus qu'une seule chose...Alors tout en riant, il l'agrippa contre son torse, l'appliquant contre lui d'une main de fer...

Il sentait la chaleur de Constance passer d'elle à lui, son énérgie vitale la quittait pour se répendre à travers son corps affaibli...Il lui arrachait toute son énergie...


-...MMhh, c'est délicieux...Merci, Constance Sylla...ta naiveté m'a rendu une fière chandelle....

Lorsqu'elle fut presque complétement vidée de sa force, et que lui en fut presque entièrement rassasié, il se leva et l'allongea sur la tombe où il avait été lui même allongé...

Maintenant il pouvait partir, il se sentait infiniment bien, infinimement guéri...


- Merci, petite sotte, je n'ai plus besoin de toi...

Elle était pâle, frêle, allongée...Il la trouva belle, pure, naïve... Avant de la laisser, seule dans le froid, il se saisit d'une rose rouge qui était déposée devant une tombe voisine et la posa sur la poitrine de la jeune fille presque évanouie...On aurait dit une morte dans un cercueil...Elle était magnifique...

Il se pencha sur elle et déposa un froid et chaste baiser sur ses lèvres et quitta les lieux, l'abandonnant sans regret à son triste sort...
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Constanc
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MessageSujet: Re: les fées chantent quand les coeurs se meurent   Sam 3 Fév - 18:13

En un murmure, elle disparut dans l’inconscient, attirée par l’exigeant sommeil… Les derniers mots qu’elle entendit lui furent adressés, bien qu’elle n’en voie pas la couleur, elle avait été facilement bernée… Mais tout cela ne voulait rien dire, on l’appelait de l’autre côté… Qui avait parlé ? Elle n’en savait rien et n’en avait que faire, déjà, elle poursuivait le papillon.

-Attends-moi… Attends-moi…

Les racines lui jouèrent un tour, elles se haussèrent pour ainsi la faire trébucher, chose qu’elle fit, évidemment. Elle s’écroula sur la grande table de pierre et ferma les yeux. Elle était bien basse cette pierre et peu confortable, en effet, l’enfant sentait les écriteaux dans son dos sans pourtant bouger de l’endroit. Les chaînes la tenaient, et elle riait sa mésaventure, la petite, elle se complaisait. On vint déposer sur le bas de sa gorge, une chose qui lui était inconnue, elle reconnaissait tout juste la douceur de sa fibre… Mais elle bougeait, cette chose, elle gambadait sur sa robe, elle la sentait passer sur les rebords de ses hanches, pour caresser son ossature marquée, pour provoquer la blancheur de sa peau et pour finir sur ses lèvres l’étouffant un instant… Elle reprit son souffle quand elle quitta la surface de sa bouche et l’entendit siffler à son oreille…

-Serpentine…

Ce fut douloureux pendant l’espace d’un instant, transperçant son derme pour y insérer le croc, un seul croc, un unique croc, déposant la goutte de venin à hauteur de son épaule… Elle frissonna… Il s’était une fois de plus insinué en elle, elle en reconnaissait les vertus et réactions, ce fut le froid, puis le chaud… Le serpent se trémoussa une dernière fois pour venir prendre forme finale autour de son fin cou.

-Je te connais pour trop souvent t’avoir rencontré traître liquide, tu n’es rien d’autre que…

Il siffla à son oreille et elle se releva doucement sans pouvoir et sans vouloir même finir sa phrase… Elle ouvrit les yeux lentement et reconnut le cimetière. Elle ne se questionna pas. L’homme avait fait preuve de tant de suffisance en ses dernières paroles… Suffisance qui le rattraperait pour qu’il comprenne comme il l’était, le suffisant… Elle porta sa main à son épaule victime du vipéridé et sentit que le trou y était toujours… Elle sourit, à nouveau elle s’emplissait de la joie de vivre en sa compagnie… Elle caressa ensuite son cou, agitant le collier qui y tenait place importante à présent, embellissant son grain de peau… La rose y était largement mise en évidence, petite certes, mais la préciosité de sa couleur et de sa lumière écarlate reflétait les premiers éclats du soleil… Ses épines frôlaient la surface du cou le titillant par ces chatouillis. Ses quelques feuilles et sa tige d’un argent d’ébène tenaient le tout par un alliage de simplicité et de légèreté… La rose ne respectait aucune proportionnalité et pourtant elle crépitait d’un feu ardent.

-C’est une délicate attention …

Elle lâcha le collier repensant au cadeau qu’on venait de lui faire, une si jolie rose… Elle laissa apparaître un sourire satisfait et ajouta :

-Il comprendra très vite que moi aussi, je sais être très généreuse…

Magie… Ses cheveux avaient été parfaitement arrangés alors qu’elle reprenait conscience et sa robe était intacte, aussi belle qu’à sa conception. Son visage pâle, pas plus coloré qu’à l’habitude était propre… Ce collier, une rose …? Mais, elle ne semblait pas se questionner, elle s’était relevée comme si de rien n’était, elle n’avait pas pris peur, elle était restée pondérée, presque froide… plus qu’à l’habitude…

-Même si je l’ai déjà été…

Un minime rire perça le silence d’une aube tardive hivernale… Il était parfait ce matin, le silencieux meurtrier… Comme il n’en existait nulle part ailleurs… Elle, qui était toujours assise sur cette tombe, décida de se relever, enfin. Debout, elle sortit une dague dont on ne pouvait connaître l’origine et d’un coup net, frappa ou plutôt fissura plus ou moins profondément à l’endroit exact ou elle avait été « mordue ». Elle émit un gémissement à peine perceptible en sortant un flacon, qu’elle déversa sur son épaule prononçant de bizarres incantations. L'ouverture cicatrisa directement, cependant, la trace d’une blessure persista, comme voulu… Elle le savait, le liquide était toujours en elle…

-Ce n’est pas qu’une image…

Elle s’approcha une dernière fois de la tombe qu’elle avait sélectionnée et après s’être baissée légèrement en signe d’au revoir, elle reprit le chemin de la sortie, comme on l’avait fait quelques temps avant elle. Elle reprenait le chemin pour Poudlard, le cœur léger et une envie pressante d’engloutir une barre de chocolat… Si la pensée avait changé, l’art pas du tout…
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