Dark Wizardry

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 Plic-Ploc...

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S. Snape
Invité



MessageSujet: Plic-Ploc...   Jeu 1 Mar - 16:47

Le laboratoire du professeur de potions était à son image : sombre. Mais grand. Et rempli jusqu'au plafond... Sur les tables, noircies par le temps et les expériences, des rangées de fioles, chacune comportant son étiquette sur laquelle est écrit le nom du contenu. Encore des flacons, des pots sur des étagères le long des murs. Une armoire fermée par un gros cadenas.

Et des livres empilés en colonnes fragiles et des chaudrons, des récipients divers... du verre brisé dans un coin.


Debout devant une table, les deux mains appuyées sur elle, le Professeur Snape regardait s'écouler les quelques gouttes d'huile résultant de la distillation d'une plante hachée menu. L'extraction prenait beaucoup de temps.

* Beaucoup de temps pour ne pas obtenir grand-chose. *

* Je passe des heures à préparer des produits à utiliser pendant les cours sans qu'ils n'en aient la moindre idée. Comme si c'était normal de tout avoir à portée de main... Désolant... *
Son samedi avait été consacré à une longue marche dans la forêt interdite afin de se fournir en matière première. Ensuite, il avait fallu découper tout ce qu'il avait ramené. Hagrid l'avait heureusement aidé, bien qu'il était clair que cela ne lui plaisait pas énormément.

D'ailleurs Hagrid ne l'aimait pas. Les élèves non plus ne l'aimaient pas.

* Et moi je déteste la terre entière... Le meilleur moyen d'avoir la paix. Et pour une fois que je lui demande quelque chose à celui-là... *

De temps un temps une goutte d'huile, transparente, tombait dans un récipient prévu à cet effet. Petit bruit discret mais agaçant. Pour couvrir le bruit et occuper son esprit, Severus se lança dans la confection d'autres ingrédients. Il aurait été simple d'acheter les produits déjà préparés à Près-au-Lard, mais il préférait les faire lui-même, quitte à traiter ses élèves en ingrats après coups.

* Et on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. *


Il enleva une pile de livres de la table pour avoir plus d'espace de travail, non loin du distillateur. De la pile de vieux grimoires accumulés par ses prestigieux prédécesseurs, une feuille dépassait, événement anormal. Les livres étaient vieux, certes, mais Severus était méticuleux, et à un tel point que ça en devenait un défaut.


Il délaissa son couteau et son chaudron pour soulever soigneusement deux livres et s'emparer de la feuille.

* Ce n'est pas une feuille de livres. *

C'était un simple parchemin parcouru par une écriture fine et élégante.
Il lut les premières lignes.

* Mon cher Severus... C'est avec plaisir que j'accède à ta requête de prendre un assistant ! C'est une... *

* ... *

De Lautréa...

Le Serpentard aux yeux et aux cheveux noirs...

* Il est bien silencieux ces derniers temps... * Dans la salle des professeurs, son nom avait été prononcé par un nouvel arrivant de l'équipe professoral, et juste après, il avait entendu le mot "prétentieux". Il avait failli surenchérir sur le coup, car si De Lautréa avait un défaut, c'était bien celui-là.

La feuille s'égara sur une étagère, emplacement tout aussi absurde, mais hors de sa vue pour le moment. Il n'y avait pas de crainte à avoir, si De Lautréa avait été marqué, il l'aurait su.

* Et je ne vais pas lui courir après... S'il veut être assistant, c'est à lui de traîner ses guêtres par ici. *

Légèrement agacé par le "plic-ploc" régulier venant du distillateur, il poussa un soupir et retourna découper soigneusement et rapidement ses racines dans un chaudron. Il lui restait du travail... Beaucoup de travail...
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Plic-Ploc...   Mar 20 Mar - 18:36

Nonchalance, élégance, légèreté...

Clairvoyance, intelligence et ingéniosité...

Le monde entier sourit à ceux qui n'ont point de doute, à ceux qui méprisent avec splendeur les remords qui chez d'autres rongent et tuent.


Quand vient la nuit, ma belle, ma brune, toute en mystère... Ton agilité et ta force se mettent à mon service et me font triompher de mes ennemis cachés...

Une silhouette sombre et livide s'avançait dans les obscurs cachots, suivie, devancée et ornée de la Beauté incarnée dans une chatte.

Isidore de Lautréa, Comte de Montevideo, unique héritier de sa très haute lignée et très impatient que son géniteur claque lui cèdant la place, posa, tel un chevalier servant, un genou à terre devant sa féline compagne.


Fiebilis, ma terrifiante déesse, mon feu sacré...

Ses doigts grâciles se perdirent dans la fourrure aux reflets d'oubli. Ses sombres iris s'abreuvèrent de la clarté aquatique des yeux de celle qui est digne d'être pleurée.

Mon amour...

Il se redressa, défroissa sa cape noire, passa une main dans ses cheveux, soulevant quelques mèches et dérangeant quelques épis puis reprit une marche posée dans le long corridor orné de torches flamboyantes.

Il arriva devant une porte que rien ne distinguait des autres et s'y arrêta.

Il se recomposa un sourire et retravailla son regard narquois, avant de frapper trois coups réguliers et assurés.

Il patienta quelques instants et entendit bientôt le grognement escompté, autrement dit la mélodieuse invitation de Severus Snape à entrer dans son laboratoire.
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S. Snape
Invité



MessageSujet: Re: Plic-Ploc...   Ven 6 Avr - 17:01

(HJ : quel texte ^^)

Et bien sûr c'est toujours quand on a du travail qu'on est dérangé... Cela va de soi... Quelques coups bref et assurés, voilà qui n'était pas courant, mais malheureusement possible... Et la probabilité d'un tel événement augmente quand on ne doit surtout pas être dérangé.

Et de sa voix grave et emplie de mauvaise humeur habituelle, il grogna à la porte de laisser passer son visiteur, lequel devrait affronter son regard glacial et ses sourcils froncés dès son entrée dans ces lieux...

Etonnament, ce n'était pas Dumbledore, mais lui n'aurait pas pris la peine de frapper avant d'entrer. Cet olibrius se considérait comme étant chez lui partout dans ce château...
* Jusque dans les toilettes... * Bien qu'il n'en ait pas encore fait la désagréable expérience... Mais un jour peut-être...

De Lautréa... Quelle charmante surprise... Il marqua un arrêt sur le dernier mot : l'élève n'était pas seul...

Qu'est-ce que cet animal fait ici ? Je ne fais pas garderie d'animaux Monsieur De Lautréa, je vous préviens. Aussi, à moins que cet animal soit suffisamment doué que pour manipuler un chaudron, je doute fort que sa place soit dans ce laboratoire...

Il avait fini de découper les herbes qu'il avait entamé quand on l'avait dérangé... Maintenant, il tournait le dos à son visiteur - et à son chat dont toute la beauté lui était totalement imperméable - et il pianotait sur une étagère à la recherche d'une poudre noire aux propriétés explosives...

* Voilà... *

Deux cuillères de poudre noire dans le chaudron plus tard, Snape se décoinça légèrement les sourcils. Sa potion allait mijoter toute seule comme une grande et il pouvait enfin autoriser De Lautréa à le perturber dans son train-train quotidien...


Bref... Que puis-je pour vous... ?
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Plic-Ploc...   Dim 8 Avr - 12:52

[HJ : Rien que pour vous cher professeur... ^^]

Il poussa donc la porte, captivé par les enchanteresses mélodies qui s’en échappèrent, tel un rat suivant un joueur de flûte… Son merveilleux sourire était surplombé de l’éclat amusé de ses yeux sombres ; et lorsqu’il croisa le regard du maître des potions, toute sa lumière noire irradia. Il allait passer un agréable moment… L’attitude avenante de Snape en était la preuve.

Professeur !! C’est un tel plaisir que de vous rendre visite ! Vous m’avez l’air en pleine forme… Sont-ce vos décoctions qui vous rendent bonne mine ?

S’approchant et l’observant plus attentivement. Ses yeux rivés sur les sourcils froncés.

De plus, vous m’avez l’air ravi ! Dites-moi, qu’êtes-vous en train de nous concocter… voyons voir…

Il se pencha vers les feuilles qui étaient en train de se faire tailler menu.

Mais Isidore avait beau faire le beau, l’attention de Snape était définitivement tournée vers la douce Fiebilis, qui, ayant remarqué l’agacement qu’elle provoquait chez l’homme en noir, se trémoussait gracieusement sous son regard irrité. Elle redoublait de sensualité féline se courbant, ondulant et jetant des regards verts, qui vous plongeaient droit dans des profondeurs de velours.

Remarquant la scène, Isidore lança un regard de jalousie meurtrière à la chatte, qui le snoba en lui tourna le dos. Fort heureusement, la voix enjôleuse du professeur retentit, apportant un dénouement à la hauteur de son cœur d’où nulle sève ne pouvait faire germer nulle douceur.

Isidore fit la moue. Mais le temps qu’il trouve la réponse adéquate pour que Snape tolère la chatte, celui-ci, absorbé par ses tâches quotidiennes, semblait avoir déjà oublié jusqu’à son existence.


* Tiens… Serait-il en train de perdre la tête ?*

Isidore profita de la question qui lui était posée pour passer outre la présence de sa compagne.

Professeur… avant de commencer à exposer la raison de ma présence en votre illustre laboratoire, je tiens à ce que vous sachiez que vous êtes, à Poudlard, la seule personne en qui j’ai déposé mon entière confiance…

Satisfait de cette élégante entrée en matière, il continua.

C’est pourquoi aujourd’hui j’ose faire appel à votre inégalé savoir en matière de chaudrons.

Il fit une courte pause pour savourer l’effet de ses propos sur son interlocuteur et à coup sûr ne fut pas déçu de ce qu’il y nota.

Le moment était venu de déverser l’histoire qu’il avait passé des heures à monter de toutes pièces.


Vous savez l’histoire de ma famille et la notoriété de mon père, inutile de vous peindre le personnage, nous avons assez de caricatures sur les murs de ce château. N’est-ce pas ?

Pour vous résumer la situation, mon père fit absorber une potion, il y de cela quelques années, à un vague cousin qui aurait fouiné dans ses affaires et qui aurait dégoté assez de preuves qu’il employait la magie noire et qu’il concoctait des potions hautement illicites, pour le faire envoyer à Azkaban pour le reste de ses jours.

La potion qui lui fit prendre de force le transforma en animal, en rat, pour être plus précis. Il ne le tua pas pour faire pression sur son père et pouvoir le manipuler à sa guise. Ce jeune garçon... enfin ce rat je veux dire... vit aujourd’hui dans une confortable cage, située dans les appartements personnels de mon père.

Une vie tranquille en soit.

Mais, professeur, ne croyez-vous pas qu’il serait du devoir du fils légitime de ce criminel de rétablir l’ordre et la vérité ?


Il lui fit un sourire charmeur et fou.

Je connais précisément la démarche à suivre pour réaliser cette miraculeuse potion et son antidote. Mais voyez-vous, je ne dispose pas du matériel nécessaire… C’est là que je sollicite votre inestimable participation, professeur.

Fiebilis se frotta langoureusement à sa cheville, il la regarda avec une dévotion malsaine.

* Bientôt mon amour… bientôt… je serai à nouveau ton unique royaume… et je t’apporterai les fleurs insensées, des joyaux inconnus ; pour que de notre alcôve tu sois la divine maîtresse pour que de ta prison je sois l’unique geôlier…*
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S. Snape
Invité



MessageSujet: Re: Plic-Ploc...   Sam 14 Avr - 13:11

(HJ : la fin me fait penser à une chanson de Jacques Brel ^^)

Toujours aussi prompt à faire des discours de Lautréa... Vous vous entraînez pour votre future carrière politique ? Mais vous vous justifiez avant de commettre un acte... Je doute que cela soit accepté en politique de nos jours...

Et d'ailleurs je me contrefiche de vos motivations, et encore plus de vos justifications. Et je ne vous parlerai pas de votre vie de famille... Ne vous avisez pas de m'apporter votre arbre généalogique la prochaine fois.


Mais il ne se foutait pas de sa personne... Bien qu'il en donnait l'impression en continuant à fourrager un peu partout... Il était nerveux... Et à la recherche de quelque chose...

Je ne vois qu'une chose : vous envahissez mon espace contre mon gré. Et avec l'aval de notre cher directeur.

Autrement dit : il avait les mains liées...

Vous avez le droit d'être mon assistant, et non seulement Dumbledore est d'accord, mais en plus, il va plus loin. Eteignez cette lueur de convoitise dans votre regard de Lautréa !

Le directeur lui avait envoyé une lettre lui donnant son accord quant à prendre un assistant... Mais le reste de la lettre avait fait qu'il avait un peu négligé d'y donner suite... Les événements échappaient à son contrôle et Merlin savait qu'il n'aimait pas cela... Mais que faire contre le directeur... ?

Ah ! la voilà...

De dessous une pile de livres et de feuilles mêlées, Snape retira une enveloppe contenant très vraisemblablement un objet. Enveloppe qu'il jeta sur le bureau, bien en vue pendant que De Lautréa gardait le regard visé au sol par quelque chose qu'il ne voulait pas voir. Il n'aimait pas les chats.

* J'aurai espéré l'avoir mieux perdu. *

Il poussa un profond soupir.

Ceci - en désignant l'enveloppe - est la marque de confiance du directeur de cet établissement. Il leva un doigt en signe d'avertissement. Mais non pas la mienne.

C'est une clé, elle ouvre ce laboratoire... Et elle est pour vous... Il posa les deux mains bien à plat sur le bureau pour se pencher par dessus celui-ci :

Je vous préviens De Lautréa... Ceci dépasse de loin ce que j'avais l'intention de vous donner comme poste... Car ceci signifie que vous pouvez venir quand vous le souhaitez dans cette pièce... Y compris quand je n'y suis pas ! Mais je vous préviens... Si vous cassez quoi que ce soit, dérangez n'importe quelle affaire qui m'appartient, je vous fiche dehors de ce laboratoire et je me débrouillerai pour que vous soyez chassé de cette école !

Votre famille est importante... Certes... Mais cela ne vous donne pas tous les droits !

Regard narquois : Je ne sais ce que vous mijotez De Lautréa, mais le directeur semble le savoir - ou du moins en avoir une idée - sinon il n'aurait pas fait en sorte de m'écarter de vos expériences...

Il ne vous reste plus qu'à choisir un mot de passe personnel qui vous permette d'entrer ici...
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Plic-Ploc...   Sam 14 Avr - 14:49

Pourquoi ce cher Severus avait-il l’air si coincé ? Encore plus qu’à son habitude, ses lèvres quasi-inexistantes se pinçaient, faisant barrière à un flot de paroles acerbes et amères qui ne demandaient qu’à sortir.

Isidore essuyait l’humour grinçant du professeur avec une bonne humeur de circonstance ; il commençait furieusement à apprécier son esprit par-dessus tout. A la fin de sa tirade, s’il eut été de bon goût d’applaudir, il l’aurait fait avec ferveur. Mais tout comme il est malséant d’applaudir entre les morceaux d’une œuvre classique, Isidore gardait son enthousiasme pour la fin.

C’est alors que Snape, tout en grommelant dans un langage que lui seul comprenait, se mit à fouiner dans l’indicible amoncellement de papiers que soutenait son pauvre bureau. Il en extirpa, comme tirée des oubliettes, une enveloppe froissée qui semblait déjà avoir subi sa mauvaise humeur, et il la jeta sous le nez d’Isidore.


« Ceci- est la marque de confiance du directeur de cet établissement… Mais non pas la mienne…C'est une clé, elle ouvre ce laboratoire... Et elle est pour vous... »

Et il n’entendit plus la suite. Son sourire s’élargit graduellement jusqu’à atteindre l’allure d’une grimace. Il regardait l’enveloppe posée sur le bureau avec une avidité dégénérée. Sa main s’avança lentement vers l’objet de ses désirs lorsque…

Son sourire s’effondra. Il releva des yeux emplis de surprise vers le professeur qui le regardait les sourcils passablement froncés.


* Dumbledore a-t-il dit ?... Comment le directeur a-t-il deviné que je viendrai chercher les clés du laboratoire ? *

Il déglutit avec difficulté. Lui qui était la nonchalance incarnée, il eut un moment de doute intense. Mais il se ressaisit prestement, il avait un rôle à tenir, n’est-ce pas ?

* D’une quelconque manière il a deviné mes intentions… Mais sait-il quelles sont mes ambitions les plus folles ? *

Et il partit d’un rire tonitruant en même temps qu’il s’emparait de la divine clef.

Vous remercierez le directeur de ma part, professeur, je ferais de mon mieux pour me montrer à la hauteur de sa confiance !

Il s’amusa de l’agacement que ses propos infligeaient au pauvre Severus.

Quant à vos possessions personnelles et votre matériel, n’ayez de crainte. Ce n’est pas la première fois que j’utilise un chaudron ! J’ai violé pendant des années l’antre de mon père sans qu’il n’y voie que du feu… Je suis une ombre professeur… une ombre…

Il rangea l’enveloppe dans sa poche.

Je compte utiliser les lieux dès ce soir si vous n’y voyez d’inconvénient…

Se dirigeant vers la porte, suivit de Fiebilis :

Je vous remercie de votre aide, professeur…

Et, tel un gladiateur vainqueur et glorieux, sous ses applaudissements intimes, il eut la grandeur de sortir.
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