Dark Wizardry

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 Calice orphique

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Isidore
Invité



MessageSujet: Calice orphique   Sam 14 Avr - 19:02

Silence dans les cachots, obscurité profonde. Tel un spectre sorti des plus profonds abîmes, Isidore marchait sans aucun bruit à travers les couloirs inanimés. Fiebilis le suivait, comme à son habitude, ses yeux félins reflétant le souvenir d’une lumière à peine évanouie.

Une de ses mains plongea dans sa poche et il y caressa la clé qui bientôt ferait sauter les derniers verrous de sa raison. Son autre main tâta la besace qui renfermait tous les ingrédients nécessaires à sa damnation.

Il accéléra le pas, poussé par l’impatience d’enfin ressentir son corps de femme frémir sous ses doigts.

Lorsqu’il atteignit le laboratoire, avec émotion, il ouvrit la porte qui céda dans léger grincement.


Incendio…

Les torches prirent, éclairant de leurs flammes la tanière de Severus Snape qui…

* … doit se terrer quelque part en train de ronger son frein…*

Alambics, éprouvettes, catalyseurs et tripodes s’offraient généreusement.

Fiebilis se lova autour de ses chevilles en déversant des ronrons d’un bonheur non contenu.

Il se baissa et la souleva de ses bras amoureux.


Ton heure approche ma princesse…

Il plongea son visage dans sa ténébreuse fourrure et s’enivra de ses parfums sauvages.

Il va falloir me laisser travailler maintenant et être sage… Tout doit être accompli pour le lever du jour.

Il la posa sur le bureau de Snape et, innocente, commença sa méticuleuse toilette sur une pile de parchemins.

Isidore verrouilla la porte de l’intérieur et remit la clé dans sa poche.

Il se dirigea ensuite vers la table de travail et sorti une multitude de flacons qu’il disposa dans un ordre scrupuleux. Finalement, il y déposa une coupe taillée dans le plus pur cristal et une magnifique dague en argent finement ornée de mystérieux hiéroglyphes et de motifs insoupçonnés. Lorsque tout fut prêt, il s’approcha de l’âtre et y alluma un feu vif et puissant pour porter à ébullition l’eau distillée.

Il saisit alors le premier flacon, contenant un liquide pourpre et épais.


Du mélange de ton sang et de mon sang tu renaîtras ma promise… tout comme j’en avais fait le serment…

Il versa le contenu dans l’eau qui adopta une couleur écarlate.

Vinrent ensuite des substances inconnues, aux effluves aussi enchanteresses qu’étouffantes qui se propageaient dans toute la pièce.

Il resta autour du chaudron de longues heures durant, atténuant le feu, le ravivant selon la procédure exacte de la réalisation de la potion. Le visage noirci de suie, les yeux fiévreux et révélant sa démence, il essuyait du revers de la manche les goûtes de sueur qui perlaient son front.

Puis il attendit, longtemps, que la mixture prenne et qu’elle acquière la couleur violine annonciatrice de sa finalisation.

Lorsque enfin le moment précis arriva, fébrile, il alla recueillir Fiebilis qui dormait paisiblement sur le fauteuil de Snape.

Celle-ci semblait comprendre que le moment était solennel, car elle regarda le jeune fou de ses grands yeux verts élargis.

Alors, Isidore saisit la coupe et l’emplit du mystérieux breuvage qu’il venait de réaliser et prépara la dague à ses côtés. Puis, il se déshabilla entièrement, cérémonieusement et caressa une dernière fois la douce fourrure de sa belle Fiebilis…


*… celle qui est digne d’être pleurée et qui toujours le sera…*

Il leva la coupe en l’honneur de sa chatte. Son sourire portait à ce moment là toute l’attirance de sa démence et la beauté du diable.

Fiebilis, mon amour… souhaite à Maïa un bon retour en enfer !

Il porta le calice à ses lèvres et but d’un trait son contenu. Il saisit ensuite la dague et s’ouvrit les veines du poignet d’où le sang se mit à gicler avec abondance.

Comme prise d’une irrésistible pulsion, la chatte se mit à lécher la plaie…

Tandis qu’Isidore sombra dans l’inconscience…
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Isidore
Invité



MessageSujet: Re: Calice orphique   Sam 28 Avr - 0:28

Soif. La soif le tira des nébuleux cauchemars qui le maintenaient dans le marasme de ses délires ; et la fièvre qui parcourait son corps nu d’interminables frissons... Il se redressa, le corps meurtri, les yeux exorbités, les lèvres brûlantes. Le feu qu’il avait allumé n’était plus que cendres, l’obscurité avait scellé son domaine… * Combien de temps ?... *

Ses mains se mirent à palper le néant noir, ses sens perdus dans les abîmes, la respiration irrégulière, le sol froid, ses vêtements épars, une fiole renversée, un corps tiède… un ventre… des seins… un cou… inerte… son visage… son visage !


Rhaaaaaa….

Il se mit à quatre pattes et dans le plus profond délire entreprit d’écarter les longs cheveux du visage de la femme qui gisait à ses côtés. Sa respiration était régulière, sa température semblait normale…

Il se rua sur ses vêtements, en extirpa sa baguette, pointa l’âtre de la cheminée qui reprit vie.

Elle était bien là… son corps abandonné dans la plus gracieuse des inconsciences, sa peau moite et resplendissante à la lueur des flammes, si pâle, si douce, sans défaut…

Il revint vers elle, vers son doux visage emprunt de sommeil et lentement, s’approcha de sa bouche savoureuse pour y déposer le baiser qui depuis si longtemps lui brûlait les lèvres.

Mais elle resta inerte… Alors, il caressa son visage… mais elle ne s’éveilla pas. Il la prit dans ses bras et tenta de la redresser, mais elle n’émettait aucun autre signe de vie que sa respiration, ses battements de cœur… et sa chaleur.


Maïa…

Il sentit la panique lui remonter soudainement le long de l’échine.

Maïa !!!

Il la saisi par les épaules, et perdant toute patience, se mit à la secouer. Sa tête se laissait bousculer sans résistance, ses longs cheveux noirs cachaient à nouveau son visage impassible.

Rien.


Allez !!! Reviens !!

Il la secoua encore, de plus en plus fort. Toujours rien ! Il la serra dans ses bras frénétiques. Puis la malmena de nouveau.

Alleeeeeeez !!!!!

Il hurlait de peur, de douleur et de colère.

Brusquement il la repoussa et lui flanqua une énorme gifle qui se répercuta contre les parois de pierre du laboratoire. Elle retomba au sol sans réaction.


AAAAAAAHHHHHHHHH !!...

Essoufflé, épuisé… Ses yeux parcouraient la pénombre comme un dément. Qu’avait-il fait ? Quelle était son erreur ? C’était impossible !! IMPOSSIBLE !!

* Sortir d’ici… L’emmener… là-bas… oui… là-bas… l’emmener… *

Ses mains se portèrent à son torse et il réalisa qu’il était nu… tout comme elle…

Contre toute attente, ses yeux retrouvèrent en un battement de cil, un semblant de lucidité, un calme apparent… presque son flegme habituel…

Il se saisit de sa cape et la jeta sur ses épaules. Il enlaça Maïa et la souleva. Ses bras étaient ballants et sa tête vint d’elle-même s’échouer contre cou.

Oubliant la quantité phénoménale d’éléments suspects qu’il laissait derrière lui, il s’avança lentement vers la porte du laboratoire, la poussa de son pied et s’engouffra dans le froid corridor qui l’emmènerait jusqu’à ton alcôve, jusqu’à ton obscur domaine, ma divine ensorceleuse, ma souveraine des abîmes… Jusqu’à ton territoire où le temps se pliera au règne de nos envies… Nous descendrons ensemble, dans les profondeurs de ton oubli d’où je te ramènerai… et je serai tes yeux, je serai ta voix, je serai ta mémoire… et tu seras mienne… mienne… Maïa…
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